‹ Histoire des sciences médicalesChapitre 47 sur 260 · DIRECTION NOUVELLE QUE PREND LA MÉDECINE · texte numérisé non relu

DIRECTION NOUVELLE QUE PREND LA MÉDECINE

l'ont fait ranger parmi les Pères de l'Église; Aristote, plus grand peut-être comme naturaliste que comme anatomiste. Théophrasie, où nous avons curieusement étudié les pratiques superstitieuses pour la récolte des plantes salutaires. Dioclès de Caryste, dont Pline a dit qu'il était voisin d'Hippocrate par l’âge et par la renommée; Dioclès, qui a marqué dans ses commentaires une respectueuse indépendance à l'égard d'Hippocrate, et qui de plus à écrit quelques livres originaux dont il nous reste de nombreux fragments sur l’hygiène, la pharmacologie, les causes, les cures, les complications ou associations de maladies internes, enfin sur l’anatornié, la chirurgie et les maladies des femmes. Praxagore de Cos, le dernier des Asclépiades, qui s'attache à suivre et à développer la doctrine d’Hippocrate, quoiqu'il ait écrit sur la distinction des maladies aiguës (1). Enfin, Chrysippe de Cnide, qui rejetait la saignée ; Chrysippe, dont les livres. étaient déjà au temps de Galien menacés d’une entière destruction, et dont les disciples, sauf Érasistrate, n’ont guère plus de réputation que leur maître.

Ainsi nous apercevons les radicules de la médecine dans Homère, les fortes racines dans les philosophes pour la physiologie, et dans les médecins pour la médecine proprement dite. Le tronc se façonne entre les mains d'Hippocrate, et ses branches finissent, après une culture suivie, par couvrir le monde civilisé; mais ce lon produit à son tour toutes sortes de rejetons, ou, si vous me permettez de suivre ma comparaison, toutes sortes de gour- Mands qui auraient fini par compromettre l'existence de l'arbre primitif, si la séve n’en avait pas été aussi puissante et si la hache de Galien ne l’eût pas émondé.

I s'est produit après la mort d'Hippocrate un phénomène qui West pas sans analogie avec celui qui s’est passé après la mort

(4). On lui doit aussi des oùvrages sur le pouls, sur les humeurs, sur l'anatomie et la physiologie; il niait la chaleur innée, regardait la digestion comme une putréfaction ; donnait cours à cette funeste doctrine qui inet l'air dans les artères et le sang dans les veines, et, chose remarquable, considérait le cerveau comme un épanouissement de la moelle. Il a eu des disciples distingués, Hérophile, Philotime; Plistonicus, Xénophon et Mnésithée, Ce dernier a laissé le premier modèle d’une encyclopédie médicale et d’une classification des maladies.

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