‹ Histoire des sciences médicales v. 2 (volume 2)Chapitre 40 sur 102 · FREINI). — THÉORIE DES MENSTRUES · texte numérisé non relu

FREINI). — THÉORIE DES MENSTRUES

y oUy &râge critique, la cessation des régies sont-elles accomnées de toutes sortes d'accidents. Heureux siècle que celui où ; fallait qu'un bien petit effort d'imagination pour résoudre les problèmes les plus difliciles!

>rsque Freind sort des explications et aborde l'exposition phénomènes de la menstruation norm.alc ou troublée ; lors- [ énumère les accidents qui suivent les désordres menstruels, îs causes de ces désordres, il mérite d'être encore consulté, p la thérapeutique, tout en cherchant à tirer les indications étais supposés de tonicité ou de faiblesse des vaisseaux, ou de {ualîté des humeurs, Freind trouve ses moyens de traiteit dans la tradition depuis Hippocrate. (1). En définitive, Ihéories mécaniciennes avaient la prétention de changer la siologie et la pathologie générale, mais elles n'avaient rien îlles qui pût, comme l'avait tenté la chimialrie, réformer la rapeutique ou enrichir les officines.

jC chapitre xiv est intitulé : De l'emediorwn viribus et opéra* ne. Dans ce chapitre, une vue générale importante domine les ^positions particulières, souvent fort hasardées. Freind, qui

parait pas admettre de spécifiques, dans le sens rigoureux du »t, attribue aux médicaments deux espèces d'action : une priire, et qui correspond assez bien à ce que nous appelons action ysiologique, et une secondaire ou thérapeutique qui est une iséquencc de la première. Ainsi l'opium, prisa dose modérée, ^our action primaire d'atténuer le sang, et pour action seconde

thérapeutique, de guérir les fièvres causées par Tépaississesnt de ce liquide. Les emménagogues^ particulièrement les ierSy exercent justement une action analogue à celle de pium ; et Freind a fait sur le sang des animaux, soit à Taide njections, soit en faisant avaler tel ou tel médicament, soit en ^langeant le sang extrait par une saignée avec diverses sub-

Avec Sanctorius (voy, plus baul, p. 737;, il admet une crise niftiisucllc pour

Nninc.

1) Dans sa préface aux Epidîmies^ il tonne contre Us novateurs qui s'écartent

c dédain des traces des anciens, et pensent acquérir pour eux-mêmes plus de

ire en méprisant leurs devanciers.

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slances, un grand nombre d'expériences (1) dans le dessein d'eublir son assertion. Freind soumet les aslringcnts, c'esl-à-dire !« m/nlicaments qui répriment les règles trop abondantes, aux mêmes raisonnements et aux mômes expériences. Je voudrais citer presque tout ce chapitre ; mais, à cause de son étendue, je me borne à y renvoyer le lecteur.

Ce curieux et important chapitre n'empêche pas toutelois notre auteur d aflirmer, dans son épilogue, qu'il n'y a pas de bon praticien sans théorie, et surtout sans la théorie mécanique, qui sort aussi bien à la sûreté de l'art qu'à l'ornement de U science. Les médecins sans théorie, qui ne connaissent ni la structure du corps, ni le jeu des organes, ni la statique, ni la nunière dont agissent les remèdes, font, il est vrai, la fortoe des pharmaciens, mais ils envoient leurs malades dans TaylR monde.

Il y a ici une confusion, faite un peu à plaisir, entre les pan empiriques qui prescrivaient à tort et à travers les remèdes fournis par la matière médicale, et les médecins, qui, sanstrof se soucier de tout expliquer et de raisonner sans cesse sur la u* turc ou la cause interne des maladies, s'en tenaient à l'exemple de Sydenham dans ses meilleurs jours, à une observation méthodique et à une tradition contrôlée par f expérience de longuedale. (le qui manquait, à cette époque, aussi bien aux savants théoriciens ([u'aux humbles praticiens, c'est la possibilité d'établir un bon diagnostic : or, sans diagnostic^ les plus belles théories et la plus patiente observation ne mènent guère qu'à une Ibêrapeutique de hasard.

Le second Commentaire sur les Épidémies d'ilippocrate coft* tient une dissertation fort savante sur l'histoire de la saignée de la jugulaire et sur les bons effets de cette opération, quand 1 s'agit de désemplir le cerveau. Quoique Freind bldme volonlieis Sydenham, cependant dans son troisième et son huitième Ca^r meutaires, il s'accorde avec lui sur ce point, qu'il ne faut poesr ser ni aux sueurs ni aux urines dans les lièvres inflammatoires;

(1} Voy. plus liaut, p. 856^ note 1^ des expériences aualo^^ct, tentées potf i> autre but par Pilcaîrnc.

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