‹ Histoire des sciences médicales v. 2 (volume 2)Chapitre 42 sur 102 · R0BU<1S0N. — PHYSIOLOGIE · texte numérisé non relu

R0BU<1S0N. — PHYSIOLOGIE

respiré agit sur le sang par sa pesanteur et son élasticité : par aa pesanteur, il tend à diviser les particules sanguines, et par ion élasticité il excite un mouvement intérieur qui prépare les sécrétions à mesure que les humeurs congruentes arrivent aux glandes où elles doivent se séparer. Tout mauvais air inspiré Boit évidemment à ce double office de la respiration ; or, le Bcorbat n*est que le résultat de cette respiration viciée qui produit dans le sang une fermentation d'autant plus dangereuse H qui se traduit par des symptômes d'autant plus terribles que Tair est plus profondément altéré.

Bientôt la physiologie et la médecine anglaises, tout en se ratlâchant par beaucoup de points à l'iatromécanisme, vont changer ^•pendant de physionomie. En médecine, l'École de Sydenham, M, pour mieux dire, l'École de l'observation (car quelques-uns Ses auteurs de la fin du xviii'' siècle se sont montrés peu favorables à Sydenham, tout en suivant ses errements), prend le ^EttBus, et nous trouvons les travaux de Huxham (169A-1768), iteFothergill (1712-1780), de Pringle (1707-1782), et même ^Ueberden (1711-1801), dont nous pouvons différer de parler P0 ce moment, car ils doivent trouver une place très-légitime fcos la partie du xviii* siècle que nous avons laissée en réserve. Vous nous arrêterons, du moins quelques instants, sur les méde- *Qs physiologistes que nous avons cités plus haut : Bryan Robin- ^Q et Clifton Wintringham le fils (1710-1 79A), puisqu'ils ap- ^'"Uennent très-certainement à l'iatromécanisme.

«''ai déjà parlé de la théorie de Robinson sur les sécrétions, "^^^ le mouvement du sang et sur Fusage de la respiration (1). ^ ià*j reviendrai pas ici, et, par conséquent, je laisse de côté ^ ^ui regarde ce sujet dans son Économie animale (2). Ro- ^'^^n déclare dans sa Préface que, depuis Harvey et Lower l^i s^était occupé du mouvement du cœur considéré comme ^^Scle) jusqu'à Newton, la connaissance de l'économie ani-«

^^) Voy. plus kant, p. S68, note 2.

« \^) A ireatiêe ofthe animal oectmomy. Jo n*ai pu me procurer que la seconde ^^îoq, Dublin, 1734, is-S*, tTec ta continuation de 1737. D'après Halier, dans $1 ^^^k, «fM/om., il existe une troisième édition, 1738 ; 2 toI. în-8*.

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maie, ou physiologie, n'avait reçu aucun véritable accroissement digne de remarque. Notre auteur adopte la théorie des esprits animaux cthérés qui pénètrent partout avec une entière liberté et expliquent le mouvement des muscles ainsi que beaucoup d'autres fonctions, sans qu'il soit besoin de croire que les nerfs sont canaliculés. Ces esprits naissent dans le cœur par suite de l'incandescence des humeurs.

En conséquence (prop. 8) , le mouvement musculaire (1) résulte de la vibration d'un éther extrêmement élastique logé dans les nerfs et dans les membranes qui enveloppent les plus petites fibrilles des muscles, vibration mise en jeu par la chaleur [heat], la volonté, les piqûres ou blessures, les particules subtiles el actives du corps (comme le démontrent les effets produits par les vomitifs, les purgatifs et quelques poisons), et par diverse? autres causes. — La nutrition est la transformation de la texture de l'aliment en celle du corps jusqu'au point d'en devenir une partie solide et durable (prop. 27). — C'est en vertu d'une attraction particulière que ce rapprochement, cette assimilation, cette forte soudure ont lieu (prop. 29) (2). — Il y faut encore une chaleur et un mouvement convenables (prop. 28). — Avec l'âge, la fibre augmente de densité et de force, mais diminue un pea de longueur (prop. 26. — Voy. aussi prop. 27 sur l'état de U fibre suivant la composition ou l'état hygrométrique de l'air*. — La contraction de la fibre en un temps donné est en proportion avec le degré d'extension produit par un poids donné dans le même temps ; mais la proportion est un peu moindre dans les fibres fortes que dans les fibres faibles, que ces fibres soient sèches ou trempées dans l'eau.

Dans la continuation de son Économie animale y Robinsoo s'occupe de la consistance {tenacity) du sang, comparée avec b force de résistance des fibres; du mouvement de vibration de cif fibres (1), et, comme conséquence, du mouvement des floides:

(1) Dans le coniinentaire de cette proposition, p. 91, il est dit *que les teod«v sont peu sensibles, tandis que la chair musculaire Test beaucoup. C'était an^ l'opinion de Lower, adoptée par Boerhaave.

(2) L'attraction des humeurs spéciales par les glandes joue aussi un rdle àu^ 1 1« sécrétions (prop. 30). 1

(3) Ce moÙTement est produit par le plissement et le relàcheiuont des Shte^

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