MONOGRAPHIES ET RECUEILS D'OBSERVATIONS
quoique trop brèves, elles ofTrent de Tintérêt parce qu'elles sont souvent accompagnées d'aulopsies.
Zaculus Lusilanus (1575-16A2) a publié deux ouvra^^es précieux : les Histoires médicales (1629), tirées de Galicn et d'autres auteurs grecs ou arabes, c'est-à-dire la collection de presque toutes les observations qui se trouvent disséminées dans les volumineux écrils du médecin de Pergame et des Arabes; un autre recueil en cinq livres, où sont rassemblées ses propres observa^ tio7is. La Praxis admiranda (163A) ne contient guère non plus que des observatiom Faites par l'auteur. En tête du premier ouvrage, se trouve une bibliographie médicale où les auteurs sont d'abord rangés par ordre chronologique et leurs ouvrages classés ensuite par ordre de matière ; c'est un travail encore fort utile.
Quoique Primerose (voyez plus haut, p. 61A) ait combattu la circulation par des argunients ridicules, il fait preuve en d'autres sujets d'un esprit assez critique ; son livre Des erreurs poptdaires (1630) le prouve; il s'élève contre les alchimistes (mais nos contre la bonne thérapeutique chimique), et contre les uro* manciens.
Malachias Geiger s'est déterminé à écrire un traité sur les hernies {Kelegraphia, sive Descriptio herniarwn cum earumdm curationibus tam ?)iedicis qiiam chirurgicis descripta; Monachii, 1631, avec portrait), pour combattre à la fois l'impudence des charlatans, la fatale crédulité du public, et l'opinion si généralement répandue et si pernicieuse pour les progrès de la science et de l'art, que la chirurgie doit être séparée de la médecine. Sur les deux premiers points Geiger n'a pas atteint son but : il ne manque aujourd'hui ni de charlatans audacieux, ni de clients empressés autour d'eux ; sur le troisième point tout le monde est d'accord aujourd'hui, au moins en principe. Quoi qu'il en soit des bonnes intentions de Geiger, son livre n'est plus guère qu'ui document historique.
Geiger étend, avec les anciens, le mot hernie à des affections que nous ne nommons plus ainsi : par exemple au sarc^céle,â l'hydrocèle, même au varicocèle; parmi les hernies intestioalesi il distingue les complètes (sortie de l'intestin et de répiploon)e* les incomplètes (sortie de l'un ou de l'autre) ; il croit que k
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^secmn peut faire hernie dans le scrotum h gauche ; mais le plus ordinairement, c'est Tiléon qui s'échappe seul ou avec le caecum; e côlon et le jéjunum sont, dit-il, trop bien attachés pour descen- Ire aussi bas; enfin il ne parait pas avoir distingué très-nettement 3S hernies crurales des inguinales ; du moins il n'en parle qu'en tassant. — A propos du diagnostic différentiel des diverses heries, il cite quelques terribles méprises des circtimforanei^ plenis uccisy aureos mantes promittentes, ouvrant le ventre en croyant voir affaire à une hydrocéle. A propos de la cure des hernies n trouve aussi une curieuse énumcration des pratiques super* litieoses et magiques en usage de son temps. De son côté, loire auteur met trop de confiance dans le régime, les médicalents internes ou les topiques ; du moins il insiste davantage sur utilité des bandages {sùbligacula) à pelotes molles ou coussins, M à pelotes de bois, et dont il donne une ample description rec figures. Il préfère, comme plus faciles à supporter, les sndages de toile aux bandages d'acier ( il parait qu'on en (briquait aussi de bois), à moins qu'il ne s'agisse de hernies "és-vieilles qu'il faille maintenir fortement et pour lesquelles a des appareils assez compliqués.
Geiger indique deux procédés pour la cure radicale de la heric réductible. Le premier est Viticision qu'il décrit très-supereiellement sous le prétexte qu'on ne saurait apprendre dans les rres une telle opération dont les procédés varient du reste beaurap ; on voit seulement que notre auteur est imbu des vieux pré* gés, car il dit qu'on peut enlever ou respecter le testicule « Le €ond procédé, qu'il préfère et qui était inventé depuis peu de mps, s'appelait le point doré. Lorsqu'on avait réduit l'intestin fait ou non une incision à la peau, on passait, après avoir écarté s vaisseaux spermatiques et sanguins, une aiguille armée d'un 1 de plusieurs fils à travers les bords de l'anneau, et l'on tirait rtement les fils sur une plaque. On se servait quelquefois d'un fil or, d'où le nom du procédé, ou d'un fil de plomb. Geiger parle issi de remploi des caustiques, dans le but de procurer une atrice obturatrice. Il indique et figure la sonde cannelée >ar le débridement des hernies étranglées. Il examine égalemt les diverses méthodes de traiter les autres hernies^ et s ar-