‹ Histoire des sciences médicales v. 2 (volume 2)Chapitre 46 sur 102 · MONOGRAPHIES ET RECUEILS D'OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

MONOGRAPHIES ET RECUEILS D'OBSERVATIONS

^ en 1 768 par Boerhaave), se distinguent des autres reirc, en ce qu'elles sont encadrées dans un système. 1 dédicace à Henri II, duc de Lorraine, déclare >e la vérité est le nerf de la sagesse; maïs il ^ V écarté de cette sentence lorsqu'il veut prouver

.. i des maladies viennent de la surabondance générale .lelle de la sérosité {serosa colluvies seu dihœies)^ qui cir- ^le dans les vaisseaux avec le sang. Dans sa préface, il prétend appuyer ce système sur Texpérience et sur Tautorité des anciens, etil l'applique rigoureusement dans le commentaire qui accompagne chaqu3 observation. Il est certain que ces observations recueillies avec une telle préoccupation sont assez souvent défignrées; néanmoins, en y portant toute Tattention qu'elles méritent d'ailleurs, on peut en tirer profit pour l'histoire des maladies.

Van der Mye écrivait, en 1(527, un remarquable traité Sur la pesie de Ifréda ; il s'agit évidemment d'un typhus des camps. L'auteur a observé que des exanthèmes se développent encore quelques heures après la mort ; c'étaient sans doute des taches gangreneuses.

On ne saurait oublier l'ouvrage de ValériusMartinius de Venise, qui a pour titre : Totius medicinae practicae exactissima coU leeîio^ en sept livres (Venise, lO'îS), et qui ne manque pas d'importance pour l'histoire de la saignée. L'auteur discute toutes les opinions antérieures et tâche de déter[niner avec précision les diverses indications . il n'a pas de parti pris et souvent donne de très • sages conseils. A la suite vient un traité en sept livres m«iis très-dialectique sur la certitude de la médecine.

On doit signaler aussi une assez bonne description d'une épidémie de fièvre pourprée ou fièvre pétéchiale, due à J. Morel, médecin à Chalon-sur-Saône (1).

Les trois centuries A' Observations (16&8), œuvre posthume de Ph. Salmuth ( — 1662), ne contiennent j^uère que des cas rares ;

{{) lin frhre purpura fa..» qHne nh n/i'/uot a/t/ih (vers 1628) i/i Burgundinm et omnM feiv Oniiiae provincùis (surtout à Lyon, Chàlou, I>ijon) misère t/fbfnrhn fur; 8* éfJit., I(>54. — l/iiiitiMir soutient (|iif I.i nnladii' n'a pas ôtô iiiiporlt'c dr \Aon k ChÂlou, rnnU qu'elle s'y est développée par des cau^es eumuiunes, et par quelque infliction céle»U;.

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