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une rodle dans le ventre, et qui se figura l'avoir rendue par des purgatifs. L'analomie pathologique n'est pas non plus absente des Observations de Tulpius. «
On pourrait faire aux Observations (lO&A) de J.-P. Lotichius (1598-1652) les mêmes reproches qu'à celles de Slephanus : elles sont aussi trop courtes, mais fort intéressantes; on y rencontre plusieurs cas de chirurgie. Il a donné une assez bonne description de la fièvre pétéchiale de 16ii dans la liesse, et de la peste à bubon. Il rapporte l'observation d*un sénateur mort de joie, et il i^oute que le cas est très-rare. Je le crois sans peine ; car les sénateurs ne sont pas faits pour avoir de si vives émotions.
Les Observationes medicae et curationes insignes (1646) de Laxare Rivière (4589-1655) forment quatre centuries, à la suite desquelles se trouvent des observations qui lui ont été communiquées par divers auteurs ou qu'il a trouvées dans un manuscrit anonyme; elles sont, en général, très -brèves en ce qui concerne les symptômes, de sorte que le diagnostic rétrospectif est souvent difficile. Du reste, ici comme pour beaucoup d'autres aoleurs, c'est par la précision du diagnostic que pèchent les observations, de sorte qu'on ne sait pas toujour» de quelle maladie il s'agit, et par conséquent quelle est la valeur du traitement employé.
Nous devons accorder ici une mention honorable aux Respon^ mones et consultationes médicinales (1606) de J.-C. Claudinus (—1618) . L'auteur reste dans les données anciennes ; mais c'était son droit à l'époque où il écrivait ; aussi nous retrouvons dans son ouvrage les qualités et les défauts que nous avons signalés dans les recueils analogues du xvi* siècle ; et l'on peut même dire que k plupart des correspondants de Claudinus sont plus instruits que Mux de Hoffmann, dont nous avons parlé plus haut (p. 906). Ses Observations sont sincères et en général assez développées pour qo'on eh puisse encore tirer parti.
On peut citer, en preuve de la richesse des monographies du xvii' siècle, la très-érudile histoire de la peste de Nimègue <1640), par Diemerbroeck (1609-1671), et l'excellent livre de ifan der Heyde(1572, mort vers 1650) sur la dysenterie et le cho- |ira-morbu8 ou trousse-galant (16&3). L'auteur est grand par-
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Usan du laudanum de Paracelse. — Rapprochons de C6s dau auteurs Serrier d'Arles, qui, en 167S, a donné une descriplioi de la dysenterief de la lienterie, de rhystérie, de Thydropisie, du spasme cynique, etc. L'auteur a tiré heureusement parti de Fexamen du pouls pour le diagnostic des maladies do oœor. Chaque observation^ comme chez Stalpart van der Wiel, est accompagnée de commentaires historiques et pratiques.
Loyseau, sous le titre A' Observations médicinales et chtrurftcalesy 1617, a rapporté plusieurs cas curieux, entre autres b cure des carnosités survenues au canal de Turéthre du roi HenrilT. — Dionis disait de Loyseau c qu'il faisoit le mystérieux et qrï tenoit un peu du charlatan ».
En 162& et 1627, Hoechstetterus a donné six décades d'OAfcrvations rares. C'est une des bonnes collections du xvir siéde.
Arnold Bpot (1606-1650), dans ses Observaiiones médiane affectibiis omissis^ Londres, 16A9, ou recueil de cas rares, qi» je connais seulement par Haller, insiste sur les fissures dtf lèvres auxquelles les enfants sont particulièrement sujets « Irlande et en Angleterre.
Les Observations (1653) de Pierre Borel de Castres («« 1620-1 6S9) sont un vrai recueil de cures miraculeuses; queifis 1^ cas, cependant, sont à relever. L'auteur est plein de supersliMi li^ et de crédulité. A la suite se trouve la Vie de Descartes, fi Borell, et les Observations de Callier, médecin à Montpellitfl il n^y en a que dix-neuf, mais elles sont intéressantes.
J. Stephanus a donné des commentaires sur Ilippocrate, A ^ ^ chose plus rare à celte époque, une paraphrase sur uae partit du Canon d'Avicenne. — Ce sont surtout les Consilia {\-^'^)^m^\ offrent de Tintérét pour la médecine pratique; seulement <* peut regretter qu'Etienne s'attache plus aux discussions sork ^^ nature de la maladie et sur les indications thérapeutiqaes^l|)2« la description de la maladie elle-même. — Il ^vochAe a càfiàti |(^ calcem. — Il rapporte le cas d'un chanoine qui avait deséi*' tions avec courbure de la verge, causée, dit Etienne, ptf * a^ ganglion, mais plus probablement par un rétrécissement calk^ i^ de l'uréthre. — 11 cite une famille d'individus dont les pi^^ grossissaient énormément le soir, après la marche ; onlesaffC'
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pedones. — H note que dans les fièvres malignes les urines ment souvent de bons signes dans les cas les plus rapidement ielSy remarque qui avait été déjà faite par J. des Parts (voy. \h6y note 1). Il conseille un cautère au bras pour une inflamion chronique de la hanche. Ses Miscellanées contiennent
foule de Lettres curieuses sur des points de physiologie, de lecine pratique ; par exemple, sur l'abus des vésicatoires au Dt des maladies. Il est d'avis que les chimistes ne sont pas (tiques f et il a voulu mettre d'accord les dogmes de Platon, ippocrate, d'Aristote, de Galien, avec ceux du christianisme. lisait des vers sur la médecine à ses moments de loisir. rhomas Bartholin (1616-1(580), le fils du célèbre Gaspar, qui rt parcouru l'Europe (1), publiait ses Centwies d'observations M à 1657) sur l'anatomie normule et pathologique, des Lettres 113-1667) sur divers points de médecine; c'est un des aurs les plus féconds : il a touché à toutes les questions d'ana de, de physiologie, de pathologie et de littérature médicale, s se mêler activement aux débats d'aucune secle. Il est In Iteur des Acta Hafniensia^ remplis iV observations^ de celles lorrîchius entre autres.
oseph Covillard, l'auteur du Chirurgien opérateur^ a donné 1639 des Observations iatro-chirnryiques^ au nombre de cinnte; elles sont relatives aux calculs vésicaux, i\ la taille par rrand appareil, aux carnosités de l'urèlhre, aux plaies d'ar- B de guerre, etc.
«s six Centuries (1711 et 1627) de Wolfl*. Gabelchoverus consent plus de formules et d'annotations thérapeutiques que de 'tables descriptions.
»cnedictu3 Silvaticus (mort en 16ôS) a publié, en 1656, de» UJ/tâ très-galéniques, où les descriptions sont trop brèves, uk
a trop de formules et surtout trop de raisonnements. -Aristophe Bennet (né vers 1617-1655), dans son T/usainm tdamm (1656), a fait, pour le temps, une bonne étMfc^ 'lithisie.
• Daniel Horst, de Giessen (16204685), donne, eo Mi» =^
} A décrit l'angine de Cnmpanie (16ik6) et prouvé que lu «HÎKa^sr^
'■ affection; il vante l'utilité de l'eau de neige dans lei ttèvrtfti
MUlBMStftA.
96S MONOGR\PHlKS El* nKCUKILS O'OBSRRVATIOflS
Observations et Lettres anatotniques, riches surtout pour Vani- (omie pathologique, llorst se montre peu partisan de la cbirurgie infusoire.
U Hercules medicus(\Ôb7) ou Comultationes, de Wolfg. Hoefcf (lôlâ — ), est un recueil de premier ordre. On y renconlredes cas de luxation des vertèbres, suite de chute ; l'auteur a répété l'expérience de la corde mordue par le patient, pour reconmùlre une Tracture du crâne; il rapporte plusieurs cas imporlanls de crétinisme avec scrofules.
Les Observations (16ô7) de Rhodius (né vers 1567-1059) portent sur les maladies rares, et reni'erraent plusieurs faits difficile à. croire. Voici quelques exemples des ubservaliuns les plus impurluntes : lièvre quotidienne guérie par une éruption détaches noires; transmission de la syphilis par remploi du même vem à boire; mort arrivée par suite de Tincision de la peau deim^ léolcs dans Thydropisie, et causée sans doute par la gangrèDe. Hhodlus a vu Thumeur aqueuse se reformer dans un œil creié; il a observe des animalcules dans l'urine; Tracturc du brase» st'o par le seul mouvement de Tair à la suite d'un coup de cuci; il y cul gangrène, cécité et surdité consécutives. RhodiosaBOlt la pousse de la barbe chez une femme après la ménopause eldivcrs cas de substitution des règles, etc.
Comment ne pas faire mention en celte revue des Olaenêtiones mediohpracticae (I727), et de la célèbre Bisiaire de fipnpirxic éclairée jmr des observations et des autopsies (lti5S d 1675), duc à J. Jacq. Wopfcr (1(520-1695), illustre médecin* Schaiïousc? C'est lui (jui, l'un des premiers, si je ne me irompej a conslalé sur le cadavre la ricalrisation de foyers apoplectique et qui a le mieux étudié avant Morgagni et d'autres mcdeetf plus modernes les causes et les espèces de l'apoplexie.
llighmore (1613-1685), dans ses Exercilatiofies de pasd0 hystericay dr affectiotie hypochondriaca (1660. Voy. aussi f/^ toht rpspomaria), s'élève contre l'idée que l'hystérie vienne loijours de l'ulcrus, et que cet organe se meuve; mais il attrite rhysiéric à une sorte de pléthore visqueuse et obstruante. Uj' pochondrie, qui attaque également les deux sexes, vient d'tf vice de la coction.
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Parmi les plus iinporlantes monographies, il Taut signaler celle d6 Glisson, De rachitide sen tnorbo pueriii qui vulgo ihe rickeis diciiiir (1660). Cette maladie n'était ubservée que depuis trente ans dans l*ouest de TAngleterre, d'où elle fut importée à Londres; il y a de très-bonnes observations, quoiqu'on puisse soupfonder qu'elles ne se rapportent pas toutes à la même maladie.
Les Casus médicinales de Balth. Timaeus von Guldenkee ont été publiés en 1662, après trente-six ans de pratique; ils n'en sont pas pour cela beaucoup plus instructifs, l'auteur se montrant fort superstitieux. Notons, cependant, qu'il est ennemi de la saignée dans les fièvres malignes éruptives.
Haller tient en grande estime les soiianie-newt Observations thirurgiques (166A) de Pierre Marchetti (1089-167;)), ainsi que eeiles de Tulpius, et son jugement doit être confirmé. Marchetti parait avoir eu un rare bonheur dans la cure des plaies de tête. Ses Observations surtout prouvent que le danger de 488 sortes de plaies n'est pas très-grand quand il n'y a ni com- "^tetion ni compression; mais encore faut-il savoir soigner les ^Aiies de danger moyen ( 1). H cite un cas où des portions du crâne pénétraient fort avant dans le cerveau ; une autre d'une pointe ■frivant jusqu'au corps calleux, mais retirée aussitôt; un autre iiis analogue, accompagne cependant de paralysie partielle; une iîpilepsie guérie par la trépanation qu'avait nécessitée une plaie ^ tète. Dans l'observation xii, il y a évidemment commotion; s sujet tombe sur la tête : point de blessure, mais perte du sen- ^tticnlet du mouvement, qui persista tout le temps. Vingt jours I, on finit par charger Marchclli de faire la trépanation; -Miit trop tard : au bout de trois semaines, le malade succom- . L'auteur a très-bien reconnu les céphalées vénériennes, e t ^^^ aussi qui sont causées par des tumeurs intra-crânicnnes, '^^W la Vérole ou une autre dialhèse pour cause. Il a opéré avec . ^cés des tumeurs au col, des (jrenouillettes (incision et cauté- ^^tîon); il rapporte plusieurs cas de plaies pénétrantes de poi-
^^) Oa ne s*ctonncra pas fie renoonlrer au Moumi iV^o, u la Uciiuissaiiro, même ^vii* »icck*, tant iïobseti'nitouM de plaies fie tète, sans qu'elles soient reçues
^^ Uii champ de bataille. Les rixes étaient alors plus frcf]ueiiles, plus terribles eii- ^ quVUes ne le sont aiyourd'bui. C'était une petite guerre perpétuelle.
066 MONOGRAPËIEa FT RECUEILS D*OB$ERVAtlONS
trine (1), guéries surtout par le repos absolu ; il a pratiqué avec succès Topération de rempyème, et Touverture des abcès du foie. Il a remarqué que les fractures par armes à feu sont fort difficiles à maintenir réduites, & cause du broiement des os, et que ces fractures, même simples, ne se consolident plus lorsqu'elles n'ont pas été bien soignées immédiatement. Marcbelti traite par les bougies d'abord, puis, si cela est nécessaire, par les scarifications et la cautérisation, les fistules uréthmies.ll prescrivait, contrairement à Topinion de Séverin, de faire la suture des nerfs et des tendons divisés.
Les ComultationeSy Responsiones et Consilia de Raymond Forti (1603-1G78), publiés en nouvelle édition dans l'année 1701 (c'est celle que je possède; la première édition porte te dates de 1669-1678), appartiennent, comme l'auteur, au xnf siècle (la permission d'imprimer est de 160S), et rappellent ib fois les Consilia de la Renaissance, en ce sens que les anciens y sont souvent cités, et les Observations plus modernes, où doniioe l'observation personnelle. Forti est un galéniste décidé, mais c'est un praticien assez habile. L'ouvrage a quatre centarie^r sans coiiipler les consilia pour les fièvres et les maladies des femmes. Les maladies sont rangées a capite ad calctin;)i& observations, fort détaillées, sont accompagnées de rénexioDS,ei présentent les faits dans toutes leurs circonstances. L'auteur insiste beaucoup aussi sur le traitement, mais il n'y a point d'anatomie pathologique ; — quelques recettes superstitieuses.
Les volumineux et importants recueils (2) de G.-H. Welscfc (1624-1677), licencié, mais non docteur en médecine, pubb'ês en 1668, 1675, 1681 et 1698, contiennent les observations àt l'auteur, celles de ses correspondants ou de médecins plus anciens. La première collection, la plus rare, contient ropuscaie de Cumanus, si précieux pour l'histoire de la syphilis. Welscbesl surtout un empirique.
(1) Une de ces plaies a clé suivie d'attaques d'épilepsie, aflectioD dont 1^ W"* ne s'était jamais ressenti auparavant.
(2) Il a publié aussi, eu 1660, une curieuse dissertation De aegagropilistn^ culis in rupicaprnrum ventriculis repenri soiitis, et un savant commentaire s*^ texte d'Avicenne relatif à la iilaire ou veine de Médine (1674).