‹ Histoire des sciences médicales v. 2 (volume 2)Chapitre 50 sur 102 · AU XVII' SIÈCLE · texte numérisé non relu

AU XVII' SIÈCLE

Les Observatimiutn medicarnm libri quinque de Nicolas Chesneau (1601 — ?) oui paru pour la première fois en 1672, el ont été réimprimés en 1719. Il ne faudrait pas se laisser induire en erreur par le titre : Chesneau, comme Charles le Pois, prend pour ainsi dire les observations comme les pièces justiticatives d'un système, et ce système est la réhabilitation de la doctrine ancienne; particulièrement de celle des catarrhes. Il attaque avec vivacité les belles recherches de Schneider (1) et les opinions de Van Helmont, et maintient le siège des catarrhes dans le cerveau. 11 faut, dit-il, que ces deux auteurs, et tous ceux qui les suivent aient eu la tête bien sèche pour nier la théorie de Galien et se refaser à l'évidence. Les observatimis sont nombreuses, mais trop souvent elles manquent de ces détails qui permettent un diagnostic rétrospectif. L'ouvrage se termine par un Mémorial thérapeutique où les maladies sont rangées par ordre alphabétique avec les remèdes qui leur conviennent.

Blasius, dans ses Observationes medicae rariores (1677), donne le résultat d*un grand nombre d'autopsies ; mais cette anatomie pathologique est à peu près stérile, puisque le plus souvent on ne connaît pas l'histoire de la maladie.

Peut-être faut-il chercher dans G. Ten Rhyne (2), élève de Sylvius de le Boe, une description de l'angine de poitrine, ou de la maladie cardiaque des anciens. Ten Rhyne, qui avait séjourné au Japon, à Batavia, est très-habile sur la sphymologie chinoise et grand partisan des moxas.

Dans les cinq livres des Observationes medicae et les Concilia de Lossius (Londres, 1672 et 1684), on trouve, entre autres, des remarques utiles sur la commotion du cerveau, le catarrhe suffoquant, l'épilepsie, les morts subites, les inflammations du poumon (peut-être de la gorge?) avec paralysie du bras gauche^ les calculs salivaires, etc.

Je note dans la centurie A' Observations médicales (1677) de B. Verzascha le vagitus uterinus^ et toutes sortes d'autres très- Ci) Voy. plus haut, p. 693.

(2) Voy. à la suite de son traite De arthritide (maladie — goutte et rhumatisme, surtout le chronique — qui a son siège dans le périoste, et qui est duc à un flatus; Londres, 1683} : Febris cardiaca et cordis palpitatio ex flatibus, ab ipso auctor^ Pqsw^, Elle régnait en Perse et nu Bengale.

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précieuses observations , accompagnées de savants commentaires et de renseignements historiques.

Il y a peu d'ouvrages dans la littérature médicale aussi recomroandables et plus utiles que les Ceniuriae observationum rariantm (1687 et 1727), de Corn. Stalpart Van der Wiel (1620 -). Chaque observation, recueillie avec autant de soin qoa de disintéressement, est suivie d'un commentaire fburni par l'auteiir lui-même, ou tiré d'autres médecins ; les cas analogues soBtrtp* proches avec soin, de sorte que ce recueil est à la fois la ouvrage pratique et une mine de renseignements bisloriquas ; de nombreuses planches anatomo-pathologiques accompagna k texte. On doit préférer l'édition de 1727. — C'est celle-là qui Planque a traduite en 172S. Mais cette traduction n*esi maltiH* reusement pas plus fréquentée que ne l*est le teite. — Ab suite des Observatiom se trouve une dissertation écrite fur Pierre fils de Corneille Sur la nutrition du fœtus. Ce sont dM tentatives d'injections des vaisseaux utéro-placentaires qui font conduit à une irès-mauvaiee théorie; il soutient en effet quafii n'est pas le sang de la mère qui nourrit le fœtus, mais que o'flil une humeur épaisse et résineuse qui traverse l'amnios apréi s'être échappée chi tube utérin, et arrive à la bouche du fœtus.

Les Observations physico-médicinales (1691) de Pechlin (IMé- 1 706) sont au nombre de cent quatre-vingt-huit : elles embrasseU la chirurgie aussi bien que la médecine. Ainsi on y trouve d^i remarques importantes sur les calculs, sur la lithotomîe, surin affections de l'ulérus, sur les accouchements, sur la paracentèse, sur les polypes, sur la saignée, à côté d'observatiatu sur ni grand nombre de maladies internes ou rares ou communes, rniii plutôt rares. I/auteur est exercé dans les recherches d*anatoouA pathologique.

Les Observations chirurgico-médimiales de Ido Wolf (Wli" 1693) ont été traduites du manuscrit allemand (169S) en latin, par son fils Jean-Chrétien, en i/Oà. Ce recueil, où les obsenfr lions sont encadrées dans des remarques critiques ou historiques, se compose de deux livres ; la chirurgie y domine. On doit signaler les observations sur les plaies de tête, sur celles du cœur, du tube inlesliuai, de la poitrine ; sur les luxations des vertèbreii

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le sarcorèle, sur les tumeurs. L'auteur, qui semble ne pas ékiigné rlu système archéi(|ue de Van Helmont, croit icoup à la nature médir^atrice et aux causes fînales. Wolf lorle plusieurs relations d'anatomie pathologique. Quoique la rinc soit généralement médiocre ou mauvaise, les observa- 9 n'en présentent pas moins un très-réel intérêt. Là où il y a observations j même au milieu des plus mauvaises doctrines, I toujours quelque chose à gagner.

irlin Lister (né vers 1638-1711), dans un ouvrage intitulé: reiîàiiones médicinales de quibusdam morbis chronicis {fh rope^ diabète^ hydrophobia^ lue venerea^ scorbiUo^ arUmtide tf/o humanoj variolis ; éd. de 1698), a rapporté un très-grand bre d'observations fort instructives ; ou plutôt ce livre )ie N>8e d'observations avec préambules et commentaires théraiques ou pathologiques. L'auteur déclare ne pas appartenir à foule de médecins modernes qui font grand état de la phiihie, surtout de la philosophie chimique, et qui niépriseni, ne une vaine étude, Texamen scrupuleux des faits que la nasoumetà leur observation ; quant a lui, il a interrogé avec soin nature et la tradition. Em|)Orté par trop de prévention con^ is modernes, en faveur des anciens, Lister s'écrie : On m^t lurs en avant les maladies nouvelles comme un prétexte au ris des anciens; ce sont des rêves (fun esprit vide; qu'on ittentivement ; qu'on médite les livres dont on feint de voûta passer, et l'on restera convaincu que toute la inédecines'y vel

y a peu de monographies qui aient exercé autant d'influence es progrès ultérieurs de la chirurgie, par toutes les remarques luelles elle a donné lieu, que celle de )/erduyn d'Amster- , sur l'amputation de la jambe à lambeau (1).

Ditserfatio epiftolica de nova artuum decuriandovum ratione, 1697, traduite me auoée par Vergnol que Verduyn lui-inéme avait amputé. Une seconde ction a été donnée en 1756 |»ar Massuet, qui a joint d<;s remarques sur les u de perfectionner la mctiiode de Verduyn et d'en étendre les applications. duclenr disserte aussi sur l'amputation à deux lamlieaiit. propoiséc par Kavaton r^ialc,cllirur^ieude THlecteur palatin ; il disrul>> en wvme temps les objections à ces deux méthodes par diver> rhirurfriens, entre autres par Louis. A la fin

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