‹ Histoire des sciences médicales v. 2 (volume 2)Chapitre 77 sur 102 · II · texte numérisé non relu

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s'effectue par l'inlermédiaire d'une forme particulière du tissu vivant ou delà matière animale, qu'on appelle matière neneose. La sensibilité et la contraclilité sont distribuées à différents degrés dans les divers organes qui composent le corps vivant. Ceux qui possèdent dans le plus haut degré reçoivent immédiatement l'action des stimulants et la transmettent aux autres; ik sont donc les mobiles naturels des sympathies. ,

]> Toute stimulation assez intense pour parvenir au cenreai J parcourt tout l'ensemble du système nerveux de relation. Elle se I répète donc dans tous les viscères, ce qui fournit au cerveau de I nouvelles causes de stimulation. Telle est rorîgine des besoins 1 (|ui déterminent l'animal à l'action. Celle-ci est exécutée faotA 1 sans conscience et tantôt avec conscience. Dans le premier cas, I elle est du plus bas instinct, et sans plaisir ni douleur ; dans k II second, elle est ou simultanément instinctive et intellectuelle, os li purement intellectuelle. Dans ces deux dernières conditions, efe 1 i s'exécute en vertu du plaisir ou de la douleur que l'animal per- Mii çoil, et a toujours pour objet ou de faire durer, ou se répèierbp^; stimulation, ou d'en écarter la cause, ou d'y soustraire Yotprvk nisme. Les nerf-f ganglionnaires viscéraux recueillent, malgré 4 1?^!!/ volonté, l'influence stimulante des nerfs cérébraux, et la fa^ I'isub servir aux mouvements indépendants du centre de perccplw* I iUrt Aussi la volonté ne peut-elle retirer la stimulation qu'elle leiff' r- 4'i fait parvenir par l'exercice des fonctions de relation. Lesorf|- r^; ganglionnaires viscéraux font servir la force vitale de TaniiBil c'est-à-dire l'action dont il est capable, à la chimie vivante, B*' grérinfluenec de la volonté ; et quand la somme de celte forc«** peut plus suffire aux deux grands ordres de fonctions, ilsl»** tournent de celles de relation, pour la concentrer dans \e&^^ lions nutritives. Ils opèrent cette diversion en cumulant Vii^*' valion et avec elle les fluides dans les capillaires des viscèr*^^ l ^ surtout du cerveau. Le sommeil est probablement prodoil * P ^*'^ cette manière. Une communication de l'excitation facile. <:# l '^■ nuelle et dans toutes les directions, entre les diflerentes pai^ I ** du corps, par le moyen de la matière nerveuse, est indispewa^*^ | ^ pour entretenir l'équilibre des fonctions(l).

(1) Uroussais montre que Tabord d'un sangr oxygéné peut entretenir pemM^

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IDÉE GÉNÉRALE DU SYSTÈME DE BilOUSSAIS. 11&9

I Dans les saisons et dans les climats chauds, l'excitation arme s aux animaux par la surface extérieure que par les surfaces îrnes. Dans les saisons et les climats froids, l'excitation leur plus donnée par les surfaces internes que par l'externe . La face gastrique devient alors la principale voie d'excitation ; il pourquoi la nutrition est plus considérable. L'excitation st jamais uniforme dans Téconomie animale ; elle est toujours plus dans certaines parties, en moins dans plusieui*s autres, ffédomine successivement dans diverses régions. Cette inégalité it souvent par déranger l'équilibre des fonctions.

> La santé ne b'altére jamais spontanément, mais toujours •ce que les stimulants extérieurs destinés à entretenir les fonças ont cumulé l'excitation dans quelque partie, ou parce qu'ils t manqué à l'économie, ou parce que l'économie a été stimulée ine manière qui répugne a l'exercice des lois vitales; car il 8le des rapports entre les modificateurs extérieurs et l'ensemble les différentes parties de l'organisme, tels que les uns favoînt, les autres entravent les lois vitales, et ces derniers sont les sons. Les fonctions sont irrégulières lorsqu'une ou plusieurs îlre elles s'exercent avec trop ou trop peu d'énergie. La viladcs organes peut avoir été exallée avant d'être diminuée, et oersa. Il n'y a ni exaltation, ni diminution générales cl uni- •^es de la vitalité des organes. L'exaltation commence tuu- *s par un système organique, et se communique à d'autres, dans le même appareil, soit ailleurs. La nature de l'cxaltaliuii tnuniquée est la même que celle de l'exaltation fvioBÔàwb. i toujours l'augmentation des phénomènes qui aUesti'.IStt* îe.

L'exaltation d'un ou de plusieurs systèmes iinj^niiifi 'fl« le plusieurs appareils, détermine toujours la que autre système ou appareil. La diraiaittioD ^• i système ou d'un appareil entraine souteni YmÊÊlÊÊkmra Iq plusieurs autres, et quelquefois leur

-mps la nutrition dans les parlie!< parilfifévi'. Ut, ceUc nutrition devient de plus en pÊm ^ mort locale*

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tation de la vitalité d'un système (et à plus forte raison, d*iuà appareil) suppose toujours une action des modificateurs stimulants supérieurs h celle qui convient au maintien de la saBlé, c'est-à-dire une superstimulation ou su reici tation. La sureicitation partielle suppose toujours un appel trop considérable de fluides ; il y a donc congestion préjudiciable à Teiercice des fonctions dans toute surexcitation . C'est une congestion mortude. La réunion de la surexcitation et de la congestion morbide pa^ tielles entraine toujours une nutrition partielle exagérée ou irrégulière, ce qui constitue la congestion active, qui tend nécessiirement à la désorganisation. La surexcitation et la congestioa morbide actives et partielles sont compatibles avec la diminutioi générale delà somme de vitalité. La diminution partielle de h vitalité entraine toujours celle de la nutrition, quoiqu'elle détermine souvent une congestion morbide ; mais celle-ci est fusive.

» La congestion morbide passive peut désorganiser, mais bencoup moins que Tactive. La congestion morbide active étant toujours compagne de la surexcitation ou surirritation, il sufDtde nommer celte dernière pour être entendu en développanl la marche des maladies; on peut même, pour être plus bref, se contenter du mot irritation^ pourvu que Ton y attache leraèine sens qu'à ces deux expressions ; mais il faut sous-entendre fèpithète morbide.

i L'irritation peul exister dans un système sans qu'aucun autre y participe; mais cela n'a lieu que lors(iu'clle est peu considérable. Elle ne porte alors que sur les mouvements organiques locaoi et sur la nutrition de la partie; mais aussitôt que l'irritatioD locale s'élève à un certain degré, elle se répète dans d'autres systèmes ou dans d'autres appareils plus ou moins éloignés, ^t toujours sans changer de nature. L'irritation tend à se propager par similitude de tissu et de système organique ; c'est ce qvi constitue les diathèses ; cependant elle passe quelquefois dans dps tissus tout différents de ceux où elle a pris naissance, etpte souvent dans les maladies aiguës que dans les chroniques. Lorsque I irritation accumule le sang dans un tissU; avec luineor, rougeur et chaleur extraordinaires, et capables de désorgaoi^

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riie irritée, on lui donne le nom d'inflammation. L'inflamon laisse souvent à sa suite un mode d'irritation qui porte om différent du sien et produit une cacochymie que Ton a essentielle. >

Uhologie spéciale, — c Le moi entérite, étant consacré à ammation de l'intestin grêle, ne peut servir à distinguer celle AloD ; il faut appeler celle-ci colite ou colo-rectite ; mais les . se succèdent et s'associent. La gastro-entérite existe sans m point douloureux lorsque rinûarnjmalion ne prédomine pas

force dans l'estomac ou le duodénum ; et la pression de lomen ne développe même pas de douleur. La gastro-ene se reconnaît par les symptômes locaux (voy. les §§ i3S et ants pour les détails donnés, sous forme apborislique, reement aux autres maladies) et par les sympathies qu'elle iloppe, savoir : 1° les organiques, rougeur et chaleur des ouures des membranes muqueuses et de la peau, altération des lux sécréteurs de la bile, et surtout du mucus; 2* les rela- B, qui sont les douleurs de la tête et des membres, l'aberrat de la faculté de sentir et de juger. L^influence exercée sur œor est commune à plusieurs autres phlegmasies. Les gaslroîriles aiguës qui s'exaspèrent arrivent toutes à la stupeur, au $0, à la lividité, à la fétidité, à la prostration, et représence qu'on appelle fièvre putride, adynamique, typhus; celles

lesquelles l'irritation du cerveau devient considérable, Je s'élève ou non au degré de la phlegmasie, produisent le e, les convulsions, etc., et prennent le nom de fièvres roali* » nerveuses ou ataxiques.

t^outes les fièvres essentielles des auteurs se rapporteni k o-entérite simple ou compliquée. Ils Vont tous t^'elle est sans douleur locale, et même lorsqu'il^ Couleurs, les regardant toujours comme un ^1*8 ont quelquefois dit que certaines fièvraf ^ inflammation des organes digestifs; maîtili Ue les fièvres prétendues essentielles ne ^ cause, jamais qu'elles fussent produite ^dne que la lièvre des pneumonies, etc.| ji

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