‹ Histoire des sciences médicales v. 2 (volume 2)Chapitre 76 sur 102 · BROWN ET BROUSSAIS · texte numérisé non relu

BROWN ET BROUSSAIS

Broussais admettait également sous une autre Torme, neyoulanl pas reconnaître les diathèses. Il n'est pas besoin d'insister sur les critiques de détail que Broussais adresse presque toujours yiclorieuseincnt à la classification et à la description des maladies; je donne seulement la sévère conclusion du jugement porté par le médecin du Val-de-Grftce sur le médecin d'Edimbourg:

€ L'histoire de la médecine nous a prouvé que le tourment mora' de l'homme est d'ignorer. C'est pour cela que les médecins odI constamment inventé ou supposé des faits, pour ajouter auifail^ que leurs sens leur faisaient découvrir, afin de compléter et de régulariser la science de l'homme physique. En vain Bacon te avertit un jour de la faute qu'ils commettaient; il ne put lear enseigner le moyen de n'y plus tomber, et lui-même supposa h nature au lieu de la chercher avec patience. Il n'est donc pu étonnant que les médecins n'aient pas fait plus que lui et qu'oi les voie encore affirmer ce qui n'est pas prouvé. Si jamais iû arrivent au point.de n'admettre pdur dogmes que des propositiov générales, réductives en faits que les sens puissent constater, ik auront donné au monde un grand exemple. Mais ce n'est point cela que Brown a fait : dès le moment qu'il a réalisé l'incitation, la force et la faiblesse, et qu'il en a parlé comme de choses seusibles, ayant une existence par elles-mêmes, il a commencé * mentir^ et ses propositions générales ou ses dogmes ont ces» d'être réductibles en faits ; par conséquent, il est tombé dansb vice que nous avons rnronnu chez tous ses devanciers, ou bien, si l'on aime mieux, il n'a fait que travestir leurs doctrines et te exprimer en d'autres termes. Les maladies qu'il admet sort encore leurs maladies, c est-à-dire leurs groupes de symptômes; seulement il en donne une explication qu'il a trouvée chez ec et qu'il a l'art de rendre nouvelle. De même il n'en change le traitement qu'en rapportant à une des causes hypothétiques, quoi système aussi hypothétique leur avait assignée, à la faiblesse, un nombre plus considérable de ces entêtés qu'on ne l'avait fait avant lui ; et c'est toujours parce qu'il suppose plutôt qu'il n^ voit les faits particuliers. Mais ces changements sont si p^ fondés, que ses successeurs, sans sortir de sa doctrine, ^ obligés de remettre la thérapeutique à peu près sur l'anci»

IDÉE GÉNÉRALE DU SYSTÈME DE BROUSSAIS. iilll

si même ils ne yont pas au delà dans le sens opposé au sauf à trouver une nouvelle hypothèse pour jusliûer cette érencieuse dérogation. C'est re que nous allons voir dans les ines d'Italie qui ont succédé au brownisme pur, et dans les s doctrines modernes. En les examinant, nous essayerons de miner comment s'est opéré cet amalgame inconcevable i appellr! éclectisme et que l'on donne pour le necplus ultra

théorie médicale. »

ppnse qu'il sera bon, puisque je ne veux pas ici m'étendre a doctrine de Broussais (cet auteur appartient au xix" siélevant lequel je m'arrête, par l'impossibilité de donner des nents critiques longuement motivés), de rappeler quelques-

des propositions fondamentales du système du fongueux maleur (1), et de les mettre en regard de celles de Brown. le permets d'autant plus volontiers cette longue citation Broussais est à pou prés aussi oublié que Brown par nos jcins et par nus étudiants, et que les uns et les autres trouil, au moins, un résumé de sa docirine. néralités sur In phi/siolnyie et sur la pathologie. — c La vie animal ne s'entretient que par les stimulants extérieurs ^'n, voy. plus haut), et tout ce qui augmente les phénomènes X est stimulant. La composition des organes et des fluides est himie particulière à l'être vivant. La puissance inci)imue qui :etle chimie en action donne aux organes, eu les comfMtsant, ulté de se mouvoir en se cunlractant, et à leur ensemble la lé de témoigner qu'il est sensible, (lontractilité et sensibilité Jonc les témoignages ou les preuves de l'état de vie : la ruilité appartient à toul«'S les fibres animales ; la sensibilif'^*îs modes d'action de Tappareil encépbalu-nerveux. La-^^

et la contractilité étant augnientées dans un puinl ^^'^ 6t dans plusieurs autres ; c'est la swnpathie. La

Voy. Examen de* docirûi'-s ni"tlvnhs^ 3* i'«lil., l. I. p. i-ov ^f^ udicieii<e et é«iuit.iblo Hp|ireci»liou di* lirout^bUK vt il- *-^ ""^ *ttr BrONi-faùf et son >tm/', jMr M. 1*- «iorU'ur K Ikci*.^*" Mnent <nii« «ilencece qui n-zartU- l.i |i<'W linlii|r|i d«* trile rt'fiiUti'm \U\t< un tr«'«-bel «rtirlif de M. W énr 90iirt, t. 1, 1». i et ^ui«.^ Miu« ce titre : Uv Fg

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