‹ Histoire des sciences médicales v. 2 (volume 2)Chapitre 83 sur 102 · ÉCOLE DE MONTPELLIER · texte numérisé non relu

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inutile pour les animaux supérieurs où le système nerveux règle tout par ses propriétés primordiales , et impossible chez les animaux inférieurs, à cause de leur divisibilité, sans que la vie s'éteigne. D'ailleurs, il est au moins aussi difficile d'expliquer une force générale qui mettra d'accord toutes les forces particulières, que de supposer la coordination spontanée des diverses •forces pour constituer la vie (1).

Dans mes Leçons je me suis étendu avec quelque complaisance sor la biographie de Barthez (1734-1806) ; ici je me contenterai de renvoyer à l'ouvrage de Lordat qui a pour titre : Exposition de la doctrine de Barthez et mémoires sur la vie de ce médecin^ 1818. C'est un modèle du genre, un des meilleurs écrits de Lordat, un livre si excellent, composé avec tant de conscience et appuyé sur des informations si exactes, que malgré le désir, non dissimulé, de sauver sur presque tous les points la réputation de son maître et ami, l'auteur, entraîné par l'amour du vrai, ne peut dissimuler entièrement ni les insupportables défauts de caraclere, ni la vanité puérile (2), ni l'égoïsme Je BarlheZ; ni sa jalousie pour toute personne qui s'élève à côlé Je lui, ni les tracasseries qu'il suscite à tout propos, ni ses inlrigiiei percées à jour, car il se prêtait avidement à toutes les faveurs que la fortune pouvait lui offrir, ni son a plan d'égoïsme » ni ses plaisan teries mordantes (3), son mépris pour la a multitude » ; nise^cm

(1) Barlhcz (voy. Lordal, Doctrine médicale de Barthez, p. 146) $'cli'\ait f«»r{ijucnt contre Bordeu, suivant qui les mouvements et les autres actes de la puiyam^ vitale ne sont jamais spontanés, mais sont toujoun» provoqués pur une irriUUcu, Barthez lui-même ne tombe-t-il pas dans une faute analoj^cue lorsqu'il soutient «|ti les actes des propriétés vitales sont sous la .direction nécessaire du principe *i«l tout en admettant qu'il y a des actes non soumis à la sensibilité ?

(2) Dans une lettre (29 décembre 1777) que M. Guardiaa publiée pour k r^ micre fois (voy. Gazette médicale de Paris, Ti mars 1866, n» 9), Barthez se pU» à la Société royale de médecine qu'on ne lui ait pas donné son vrai litre sur us diplôme d'associé. Il ne s'appelle pas M. le vice-chancelier , mais bien .V. if '■^^ celirrj ou, à la rigueur, .V. le chancelier-adjoint avec survivance !

(3) « M. de Lamure, lui rapportait quelqu'un, dit asseï ouvertement quiln^ croit pas à la médecine. — Parbleu ! répondit Barthez, il a fort rdi>on ? il H^^ de la sienne. » (Lordat, p 102.) — A son tour le terrible Bouvarl disait lïcU

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