DU TABLEAU CHRONOLOGIQUE
teraii Tordre chronologique , ce qui est probable , les limites seraient encore vagues et bien étendues.
(20) Zéno:<. h ne me parait pas possible de déterminer avec certitude si Zénou Vhérophiléen doit être distingué de Zenon de Laodicée^ ou s'il s'agit du même personnage. Quoi qu'il en soit, Zenon l'hcrophilécn est placé par Celse (V, P»*ooim.] avant Andréas, et l'on voit par Galien (Com. H, m Epid. III, § 5, t. XYIU^ p. 618) qu'il était jalousé par Héraclides de Tarente; d'où l'on doit conclure que ces deux médecins étaient contemporains.
(21) Héraclides deTarente^ contemporain de Zenon et disciple de Mantias, ainsi qu'on l'a vu à ces deux noms.
(22) Héraclides d'Erythrée, disciple de Ghryserme (Gai. De diff. puis,, \\, ^Q, t. YllI, p. 743), est distingué pour la première fois d'un autre Héraclides appartenant à la même secte, et désigné par Strabon comme son contemporain et avec l'cpithète d'hérophiléen {Geogr., XIV, p. 558, 7A2), Galien {Comm. \, in EpitL Wjprooim., t. XVIIa, p. 79A) place Héraclides d'Erythrée parmi les anciens qui ont les premiers commenté les Épidémies d'Hippocrate, après Bacchius et Glaucias. Ailleurs [Comm, II, in Epid, 111, § 14, t. XVIU, p. 608) Galien nomme également Héraclides d'Erythrée avec Héraclides de Tarente; il me semble trèslogique de tirer de cette double circonstance la conclusion que ces deux Héraclides sont à peu près contemporains.
(23) Apollonius l'empirique vivait du temps d'Héraclides de Tarente (Celse, I, Prooitn . , itnt.), et de Zenon, car il y a eu entre eux une discussion (Gai., Comm. II, in Epid. III, § 5, t. XVIla, p. 618). Cet Apollonius, Glaucias, Zenon, Héraclides (peut-être le plus jeune), devaient, ce me semble, se suivre de très-près par l'âge dans la contcmpDranéité. — Apollonius ie Vieux, cité par Ërotien (p. 52], est peut-être un des deux empiriques, le père. Quant à Apollonius de Pruse, mentionné par Soranus (p. 95), je ne saurais dire quel il est,
(24) Ammomus est mentionné par Celse {ioc. sup. cii,) après Apollonius Vempirique;ic le place donc entre cet Apollonius et Apollonius Diblas, car il pei|t âtre. contemporain de l'un et de l'autre. Il est cité par Aétius et Paul pour des topiques.
(25) Apollonius Bibias a continué la polémique engagée entre Zenon et Apollonius ren/jt^/ri^ue, qu'on tient, mais sans preuves, pour son père.
(26) Andréas. Il est difficile de le distinguer d'Andréas de Caryste. C«else(V,Prooim.) place Andréas entre Zéuon et Apollonius Mys; il est vraisemblable que cet ordre représente la série chronologique ; seulement avec cette seule donnée Andréas flot^ terait dans un espace de plus de cent ans j toutefois, si l'on considère que Polybe (V>81) nomme un Andréas comme médecin de Ptolcmée Philopator qui régnait entre 221 et 204, si l'on se rappelle eu même temps que cette date se rapporte au beau temps des hcrophiléens, et à l'époque où l'on s'occupait avec ardeur de qié^^caqients, sujet de prédilection pour Andréas, on aura de très-fortes raisons de croire qu'Andréas l'hérophiléen et celui dont parle Polybe sont le même personnage, -rr- Mais quel est l'Andréas cité par Celse et par Oribase à propos des moyens de réduction^ Faut-il le mettre près de Nilée et de Nymphodore ?
168 NOTES JUSTIFiCàTlVES
(27) ApoLLOPHAifES^ cité par C. Aurelianus (Àcut.^ I, 3S), est peut-être le même que celui qui est mentionné par Polybc (V, 56) comme médecin d*Antiochus k Grand, lequel régnait entre 222 et 186.
(28) NiCA!n>RB a dédié un de ses poèmes à Attale III, dernier roi de Pergame, qui a régné entre 138 et 133 (voy. Vie de Nicandre, en tête des Schoiies wr les Thériaques)\ j'ai donc pris une moyenne, et je crois la date 150-120 trèiapproximatiTO ; Nicandre n'étant vraisemblablement pas médeda^ on a le tort de le ranger parmi les empiriques,
(29) ZoPTRE. On voit, par un passage de Galien {De antid,, II, 8, p. 159, t XIV ), que Zopyre était contemporain de Mithridate, puisqull lui a envoyé un médicament de sa façon pour l'essayer; or, Mithridate a régné de 123 à 65 (voy, aussi ApoU. de Cittium dans Scholia in Bipp., éd. Dietz, 1. 1, p. 2).
(30) Grateuas est contemporain de Zopyre, puisqu'il a eu également des lap* ports avec Mithridate ; il a donné à plusieurs plantes le nom ou le surnom da roi de Pont; il lui a même dédié un livre sur les plantes. Grateuas était rhizotomed non médecin ; c'est donc à tort qu'on le range parmi les empiriques. J*ai retroavi un assez grand nombre de fragments de son ouvrage.
(31) HicÉsius vivait une génération avant Strabon, ainsi que cet auteur lui-même le témoigne (1, 12, p. 245) ; or, Strabon a vécu entre l'an 50 avant !• C. et Tan SI ou 30 après.^ Voyez aussi Athénée, III, 33. On ne sait rien sur un de ses disciple» uonuné Héraclidb par Diogène de Laërte, V, 94.
(32) Ménodore, ami d'Hicésius (Athénée, Deipnoscph,^ II, 53, p. 58-59).
(33) Pasicrates. Un médecin de ce nom était frère de Ménodore, si Ton pe«t s'en rapporter à une vieille inscription trouvée à Ancyre et conçue en ces termes : A Capiton, fils de Pasicrate^ Pasicrate et Ménodore, ses fils. Mais n'y a-t-dl pas deux Pasicrates cités par les auteurs, et étaient-ils parents? Un Pasicrate avait commenté le AfocA/t^ue d'Hippocrate (Ërotien, p. 12), etOribase {Collect, med.^ XLIX, 7, t. IV, p. 358) désigne un Pasicrate comme un mécanicien ; il avait pour flb Aristion qui s'occupait aussi de machines. — Comme AvYifrAs et PÉaiGi!fES soat cités ordinairement avec Pasicrates et qu'ils ont traité des mêmes sigets, je les ai mis ensemble; il n'est pas certain du reste que tous deux aient été médecins oa chirurgiens, Erotien (p. 53) appelle aussi Périgènes un mécanicien,
(3 A) Apollonius de Cittium était, comme il le dit(voy. son Commen/. dans SdML in Hipp. et Galen., éd. Dietz, 1. 1, p. 2), disciple de Zopyre et condisciple de Poridonius; il est donc a peu près du temps d'Hicésius, qui a pu être contemporain des dernières années de Zopyre. Ptolémée à qui il a dédié son Commentaire sur ies Articulations d'Hippocrate, est peut-être Ptolémée XI Aulètes (80-52 ans avant J. C.).
(35) P08ID05IUS, disciple de Zopyre Vempirique^ condisciple d'Apollonius de Cittium (Apoll. de Cittium, Scholia in Hipp., 1. 1, p. 2, éd. Dietz), me semble devoir être placé à coté de ce dernier. — Il y a un Posidonius cité par Rufus, à propos de la peste (Oribase, Coll. metl,, XLIV, 17) et qui est peut-clrc le même que le
sciple de Zopyre. Aêtius donne, sur les maladies cérébrales, de norobreax ei«