‹ Histoire des sciences médicales v. 2Chapitre 43 sur 130 · DU TABLEAU CHRONOLOGIQUE · texte numérisé non relu

DU TABLEAU CHRONOLOGIQUE

fniU de Posidoniiu; mais si la mention d'Arcbi^ènc, qui se trouve dans un de ces eitnûts (II, II, 12) lui appartient, la chronologie force à le distinguer de notre Pondonins.

(36) DiosooiioES Phacas vivait, au dire de Suidas, au temps de la reine Cleofftlra (52-30 ans avant J. C); il était donc à peu près contemporain d*Apollonius 4e GitUum. Il faut probablement le distinguer de Dioscoride d'Alexandrie, et nrlont de Dioscoride le jeuney cités par Galien dans son Glossaire (t, XIX, f, 105-106).

(97) ZKCXI9 hérophiléen, contemporain de Strabon (XII, p. 24A, 245), ainsi que 1m deux auteurs suivants Apollo^cius Mys et Héracudes VhérophiUen (Strab.^ XIVj !• 558 et 7A2).

(38) AuDUiiDRB Philalèthes succéda à Zeuxis dans l'école de Laodicée (Strab.^ XII^ Uà, 245),

(39) DÉM0STHÈ5ES et Aristoxèxes, disciples d'Alexandre (Galien, De diff, puis,, I?, à, t. VIII, p. 717, et 10, p. 746).

(40) Gaîus. On ne sait rien sur cet auteur ; il est cité comme hérophiléen par G» Aarelianus {Acut,, III^ 14, p. 225); son nom tout latin fait supposer qu'il vivait A one époque assez récente ; voila pourquoi je l'ai placé après Alexandre. Ce Gaîus •■ Gûits est-il alexandrin ou bien le même que Gaïus Voculiste ou le Napolilain, cité «Bsez souvent par Galien dans ses traités sur les médicaments ?

(41) DiODOâE, nommé par Galien {Meth. med., II, 7, t. X, p. 143) comme empirique, n'est cité que par Asclépiade pharmacien (Gai., Sec. gen. Y, 15, t. XIII, ^857; — Sec. loc. IX, 2, t. XIII, p. 237; ibid,, X, 3, t. XIII, p. 361), et par CHtoa (S0C. loc. V, 3, t. XII, par 834); or, cet Asclépiade, plus ancien queCriton, vi* «lit entre 60 et 90 après J. C. Je crois en conséquence pouvoir placer Diodorc entre 40 et 70 de notre ère.

(42) Theudas et Mknodote. On voit par Sextus Empiricus, que ces médecins vifiient an temps de Triyan, qui a régné entre 98 et 117.

(43) Ltcus était disciple de Qui!fTUS, et condisciple de Satyrus et de pBECu:<rs, fû avaient été comme Pelops et Numesianus, les maîtres de Galien. Il paraît qae Lycus était un peu plus ancien qu'eux. Peut-être devrait-on le placer entre 130 et 160. — Je suppose que Quintus lui-même était empirique, mais je manque de données positives pour l'affirmer. — Il y a aussi un Lycus de Naplcs, glossateur d'Hippocrate (Érotien, p. 47), et qui s'était aussi occupé de thérapeutique (Pline XX, 83). On croit, mais sans preuve, qu'il vivait dans la première moitié du i'^ siècle •près J. C. — Aeschrio!! était compatriote et maître de Galien {Simp. med., XI, I924, t. XII, p. 356). — Calliclês ne m'est connu jusqu'à présent que par sou npin et par sa qualité d'empirique (Gai., Meth. med, 11^ 7, t. X> p. 142-143).

SoHMAiRB : \jQè principes (biidamentiiux de la médecine sont niis en discussion à Alexandrie. -^ Naissance de Ten^pirisme. — Ses caractères. — Ce quMl faut penser de cet empirisme hisjtorique et de l'empirisme en généraU — Seconde mign*ation de la médecine qui passe d'Egypte et de Grèce à Rome. -^ Ce qu*était la médecine à Rome avant la venue d'Asclcpiade. — Origines^ développements, transformation et persistance du méthodisme^ doctrine qui est née sur le sol de l'Italie.

IfESSlKOBS,

Dans rélude de la Collection bippocralique, nous avens vu bien des théories se produire ; nous avons assisté à Féclosion de plusieurs systèmes de pathologie générale ; mais les médecins de Cos ou de Cnide ne différaienl pas sur les premiers principes de l'art de guérir : la méthode (c'est-à-dire le raisonnement appliqué aux faits réels ou supposés) éls^it partout la même; c*està Alexandrie, et dès les premiers jours de son arrivée, que la roé^ decine se mutine et se partage en deux grandes fractions , les dogmatiques et les empiriques : ceux qui raisonnent en prenant pour base une multitude de systèmes; ceux qui rejettent toute espèce de raisonnement.

Il y a trois espèces d'empirisme : un empirisme vulgaire, ce* lui de tous les temps, de tous les pays, qui est exercé par les fourbes et protégé par les sots : cet empirisme-là n'est point pne doctrine; je ne veux pas le discuter, je le flétris; — l'empirisme historique, fondé par Philinus de Cos, développé par Sérapion et que nous devons vous faire connaître rapidement; — enlin, l'empirisme de nos jours, celui de AIH. Renquard ou Trousseau, mais que nous n'avons pas à discuter ici. Toutes ces espèces d'empirisme ont cela de commun que le raisonnement est banni de la médecine, ici par ignorance et là par calcul. Le

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