‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 104 sur 297 · Joseph., XII · texte numérisé non relu

Joseph., XII

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romaine '. 11 n'avait rien à refuser aux Homains, (jui le traitaient officiellement en ami et allié. Puisqu'il n'osait pas entrer résolument en conflit avec Rome et défendre sa propre cause en épousant la querelle du roi de Macédoine, dont les afl'aires allaient au plus mal pour le moment, il ne lui restait plus qu'à reporter tout son elfort sur la Cœlé-Syrie.

Il repassa donc le Taurus et retrouva au delà des monts un peu d'énergie. Il joignit son adversaire à l'entrée de la Palestine, non loin des sources du Jourdain. La bataille de Panion fut sanglante. Le jeune Antiochos, l'aîné des (ils du roi, se signala à la tête de la cavalerie cuirassée, et les éléphants, qui précédaient la phalange, firent une trouée formidable dans l'armée égyptienne ^. Scopas, débordé, se réfugia avec les débris de son armée à Sidon, où un corps de dix raille hommes vint aussitôt l'assiéger. Une armée de secours, envoyée d'Egypte et commandée par les meilleurs chefs, Aéropos, Ménoclès, Damoxéiios, ne put rompre le blocus. « Scopas, vaincu par la famine, se rendit : on le laissa sortir sans armes {yindm) avec ses compagnons '. » Polybe nous donne un aperçu des opérations qui occupèrent l'année 198. « Scopas une fois vaincu par Antiochos, celui-ci prit la Batanée, Samarie, Abila et Gadara. Peu de temps après, ceux des Juifs qui habitent autour du sanctuaire appelé Jérusalem se rendirent également *. » Ils fournirent des vivres en abondance aux troupes syriennes, et les aidèrent même à déloger de la citadelle la garnison laissée par Scopas. Aussi, au dire de Josèphe, qui cite les édits royaux, Antiochos fit au Temple de grandes libéralités et octroya au peuple juif toutes sortes de privilèges ^ Quand il rentra à Antioche pour

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