Justin., XXX
4. Liv., XXXIl, 8, 13 (en 198 a. C). Antiochos dit encore Romanorum amiciliam se non violalurum, en 197 (XXXIil, 20, 8).
5. Décrets d'Iasos (Cli. .Michel, 467); de Delphes (ib. 252) etc. B. Haussoullier, Et. sur l'Hisl. de Milet, pp. 144-150; messages d'Antiochos à la cité de Magnésie du Méandre (Dittenb., OGIS., 231-232).
des sympathies intéressées en vue de la lutte qu'il méditait. Si Altalc n'avait pas été protégé par l'alliance romaine, nul doute que la mauvaise humeur du conquérant arrêté en plein succès à la frontière d'Egypte ne fût aussitôt retombée sur le roitelet de Pergame. Si rétréci qu'il fût maintenant, le domaine d'Attale était un lambeau de l'empire des Séleucides détenu par une lignée d'usurpateurs, que Antiochos le Grand ne renonçait pas à récupérer. Mais attaquer Attale, c'était mettre à une rude épreuve et peut-être épuiser la patience diplomatique des Romains. D'autre part, ce faisant, il aurait un motif de revendication légitime ; et, au surplus, il élait trop roi, successeur et émule d'Alexandre, trop Hellène, trop Macédonien, pour accepter l'hégémonie romaine en pays grec. La guerre déclarée entre Rome et Philippe allait lui fournir l'occasion qu'il avait patiemment attendue. Attale avait mis sa personne et toutes ses forces au service des Romains. Pendant qu'il les assistait de son mieux, « infatigable et obéissant, sur terre et sur mer » ', Antiochos envahit son royaume (fin 199). Mais Antiochos avait oublié dans ses calculs un facteur important : l'Egypte, enfin armée, sur ses derrières. A peine était-il entré sur le territoire de Pergame que Scopas envahissait à son tour la Palestine et remettait en question les résultats obtenus l'année précédente. Polybe dit que Scopas montra aux sièges qu'il entreprit une nonchalance dont sa réputation eut à souffrir ^ Le général égyptien pénétra enfin en Judée au cœur de l'hiver (199/8), accueilli avec résignation par les Juifs, qui, comme le remarque mélancoliquement Josèphe, pareils à des navires battus par la tempête, se laissaient aller à la dérive ^ Antiochos était obligé par cette diversion de lâcher prise. Pour ne s'y être pas décidé assez vite, il eut la mortification d'y être invité, avec des ménagements de forme, par une ambassade