‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 16 sur 297 · Appian., Syr · texte numérisé non relu

Appian., Syr

après la mort d'Antigone. Gomme les territoires en deçà de l'Euphrate furent annexés après la mort d'Antigone, il entend sans doute que les autres le furent avant la bataille d'Ipsos (301). Justin dit simplement que Séleucos, après avoir débuté par la prise [de possession] de Babylone, soumit les Bactriens avec des forces accrues par la victoire, et de là s'en prit à l'Inde, où, à Tinstigation de Sandracottos, les satrapes institués par Alexandre avaient été massacrés '. A la mort d'Alexandre, l'Inde resta assez tranquille, dans le statu quo, c'est-à-dire partagée entre la satrapie de Pithon fils d'Agénor (au N.-O.) et les royaumes tributaires de Taxile (entre l'Indus et l'IIydaspe) et de Poros (le reste du bassin de llndus). Au N.-E., confinant au royaume de Poros [Paurava], s'étendait sur les pentes de l'Imaiis le petit royaume de Sophytès, traité en ami et allié par Alexandre. Entre l'Indus et le Gange s'était formé un État assez puissant, le royaume des Prasiens. Le roi des Prasiens, Nanda, avait envoyé une ambassade à Alexandre sur l'Hyphase, peut-être pour lui offrir son amitié, car Nanda n'était pas de pur sang royal et avait de la peine à se maintenir sur le trône. A la mort de Nanda, il y eut des compétitions à main armée qui paraissent avoir amené dans le pays des aventuriers grecs ou macédoniens. Des documents hindous parlent de Yavanas au service de Nanda et de Tchandragoupta [Sandracottos]. Le trône resta à Tchandragoupta, fondateur de la dynastie des Mauryas, qui, après s'être servi probablement des étrangers pour s'emparer du sceptre et avoir appris l'art de la guerre à leur école, les refoula audelà de l'Indus. Plutarque assure que Sandracottos, à la tête d'une armée de 600.000 hommes, avait soumis Tlnde entière ^ Il est probable, en tout cas, que, profitant de l'abandon et de l'anarchie oïj étaient tombées les provinces

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