Polyb., XXXIII
3. Pourquoi « not improbably the eldest son of Démétrios I»(Bevan, 11,218,1)?
4. / Macc, I, 10, 1. Joseph., XIH, 2, 1. Justin., XXXV, 2, 1. Appian, Syr., 67.
Démétrios craignit alors que, installé si près de la Judée, son adversaire ne donnât la main à Jonathan. Il envoya aussitôt à Jérusalem Tordre de remettre à Jonathan les otaiîcs détenus dans la citadelle et Tautorisation pour Jonathan de réunir des troupes el de collaborer avec Démétrios — à titre d'allié du roi et non plus de sujet — à la défense du pays. Ce message eut pour première conséquence l'évacuation, ordonnée ou spontanée, des garnisons dispersées en Judée, sauf celles de Bethzour et de la citadelle de Jérusalem. Celles-ci étaient composées de juifs apostats, qui n'avaient point de pitié à attendre de leurs compatriotes. Jonathan eut soin que les avances de Démétrios fussent aussitôt connues à Ptolémaïs. Alexandre, comme il était facile de le prévoir, enchérit sur les olVres de son rival : il nomma Jonathan « grand-prêtre ami du roi » et lui envoya une robe de pourpre avec une couronne d'or '. Démétrios essaya de parer le coup en abandonnant à Jonathan tous ses droits de souverain : le grand-prêtre gouvernerait et administrerait sans contrôle Jérusalem, dont la citadelle lui serait remise, la Judée et les trois villes annexées en Samaritaine et en Galilée. Non seulement les Juifs ne paieraient plus d'impôts, mais le roi se chargeait des frais du culte et de l'entretien du Temple. Il rebâtirait même de ses deniers les remparts de Jérusalem et d'autres villes de Judée -. Les promesses coûtaient peu : si exagérées que soient celles-ci, on peut croire que les deux prétendants brio;uaient à l'envi l'amitié de Jonathan, d'ennemi devenu l'arbitre du royaume. Jonathan se décida pour celui des deux qui n'avait pas été le tyran des Juifs et qui ne mêlerait pas de rancune à sa gratitude. Les concessions de Démétrios dépassaient tout ce qu'on eût pu lui demander : mais « on