‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 219 sur 297 · Joseph., XIII · texte numérisé non relu

Joseph., XIII

rang, il devint insolent au premier. Les hauts fonctionnaires, surtout ceux « de race royale », se révoltèrent de toutes parts, soit pour leur comple, soit au nom de Ddmétrios II ou de son frère cadet Anliochos dit de Sidé (S'.o/ïr^.s) en Pamphylie, lieu où, dit-on, il avait été élevé. C'était, en Mésopotamie, - s'il en restait encore quelques places aux Séleucides, - Dionysios le Mède ; en Cœlé-Syrie, Sarpédon et Palamèdc; à Séleucie de l*iérie, aux portes d'Anlioche, ^sciirion, qui avait avec lui la reine Cléopàtre, femme de Démétrios II, et ses enfants *. Une anecdote racontée par Posidonios et recueillie par Athénée nous apprend que Sarpédon fut battu h Ptoléniaïs par les troupes de Tryphon, mais qu'un raz de marée survenant à l'improviste noya les vainqueurs, si bien que les bandes de Sarpédon, refoulées vers Tintérieur, revinrent à la côte et se régalèrent des poissons échoués avec les cadavres. Posidonios d'Apamée avait chance d'être bien renseigné sur les faits et gestes de son compatriote Tryphon. Cependant, Strabon, sans doute aussi d'après Posidonios, dit que Sarpédon avait vaincu les gens de Ptolémaïs quand le Ilot surprit les fuyards en déroute *. Une contradiction de plus ou de moins dans nos textes n'est pas pour nous étonner. Il résulte des deux versions que Sarpédon s'empara de Ptolémaïs. Nous n'avons pas d'autres renseignements sur les premières résistances rencontrées par Tryphon. La lutte sérieuse commença lorsque Cléopàtre offrit sa main et le trône à son beau-frère Antiochos, accouru de Rhodes à la nouvelle de la captivité de Démélrios. Jusquelà, Antiochos frappait vainement aux portes des villes qui se fermaient devant lui, par crainte de Tryphon '. Quelle confiance pouvait inspirer un tout jeune homme sans appui, sans argent, que Cléopàtre elle-même pouvait traiter en intrigant et en fâcheux? Appien, qui a peu de souci de la

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