‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 221 sur 297 · Strab., XVI, p · texte numérisé non relu

Strab., XVI, p

Tryphon roussit à s'échapper sur un navire qui le débarqua à Orthosia et à se jeter dans A pâmée, sa ville natale, de tout temps dévouée à sa personne. Mais Antiochos se mit à sa poursuite et investit Apamée. A la fin, Tryphon fut pris et mis à mort ou se suicida '. Il n'y avait plus qu'un roi en Syrie.

§ Il

Le hègne d'Antiochos YII Évergète (139-429).

Il n'est pas certain pourtant que Antiochos VII ait pu passer en repos les deux années suivantes. Justin dit que, quand il partit pour aller combattre les Parthes, il avait une armée « qu'il avait endurcie par de nombreuses guerres avec ses voisins » [miiltis fînitimorum bellis) ^ ; et cependant, on n'entend pas dire que ni le roi de Pergame, ni le roi de Gappadoce depuis qu'ils avaient coopéré à l'intronisation de Bala, ni le roi d'Egypte depuis la chute de liala, fussent intervenus dans les querelles dynastiques des Séleucides. Attale II avait terminé en 138, à l'âge de quatre-vingtdeux ans, sa laborieuse carrière, et son fils et successeur Attale III, le dernier des Atlalides, était ce jeune maniaque, indolent et capricieux, qui allait bientôt léguer son royaume aux Romains. Les luttes contre Tryphon et celles contre les Juifs, dont nous allons parler, ne répondent pas au qualificatif employé par Justin. S'il a bien pris le mot dans son acception propre, on est amené à penser que Antiochos VII a dû guerroyer contre des adversaires devenus étrangers au royaume, peut-être contre ce Dionysios de Médie, un parent de la famille royale, qui s'était déclaré contre Tryphon,

1. / Macc, lo, 1-37. Joseph., XIII, 7, 2. Strab., loc. cit. Cf. Frontin., Strateg., II, 13, 2 (Tryphon semant l'argent pour retarder la poursuite des cavaliers dAntiochos VII). Syncell., p. 552, 17 (Tryphon débarqué à Orthosia et se brûlant vif : eï; zûp £vaX>,o[i£voî 8vT,axet).

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