CIL., VI
LE RÈGNE d'aMIOCHOS VII ÉVÉRGÈTE 377
Romains avaient (iailleurs assez d'aulres aiïairos sur les bras, et mùme de celles qui devaient les engager à ne pas molester le Séleucide. La prise de possession du royaume de Pergame n'allait pas pour eux sans difficultés. C'était le moment (133 a. C.) où un bâtard d'Eumène II, le pseudo- Attale Aristonicos, revendiquait l'héritage à eux légué par Atlale m Philométor et où éclatait, avec l'appui de plusieurs villes d'Asie Mineure, une guerre qui les tint en haleine durant quatre ans. Ils n'en vinrent même à bout qu'avec l'aide d'Ariarathe V de Cappadoce, qui périt à leur service (130). Vraiment, ce n'est pas dans de telles conjectures qu'ils pouvaient songer à protéger les Juifs envers et contre tous, au risque de se faire du Séleucide un ennemi,
Antiochos VII, rentré à Antioche, paraît avoir pris à tâche de gouverner avec justice et de prévenir par un régime de douceur les menées démagogiques qui avaient été si funestes à sa famille. Il n'était sévère que pour les corrupteurs de la morale publique, les philosophes de cour et de ruelle qui avaient eu leur moment de vogue sous i\.lexandre Bala. C'est lui probablement qui fit mettre à mort l'épicurien Diogène, dont il ne put supporter la mauvaise langue '. On lui prête même un décret d'expulsion de tous les philosophes, adressé au préfet de police Phanias et motivé par des considérations (toùç véouç X'jfxaivso-Gai) qui ne seraient nullement ridicules si le roi ne menaçait pas en même temps de pendre les jeunes gens endoctrinés de philosophie et de poursuivre leurs parents ^ Plutarque a retenu de cet Antiochos un trait que