Athen., V, p. 211 d. Cf. ci-dessus, p
2. Athen., XII, p. 547 a-b. Il n'est pas sûr que I'Avt(o/o; ô pauiXeûî soit ici Antiochos VII : mais prétendre que la lettre à Phanias a été fabriquée par quelque Juif pour discréditer les Séleucides en général, ou peut-être un Antiochos en particulier (Radermacher, BaaiXsù; 'Avt£o7o; *av(a, in Rhein. Mus., LVI [1901], pp. 202-214), me paraît une idée bizarre. Sans doute, la langue incorrecte est à peu près celle des Juifs alexandrins, et la menace de punir les élèves plus que les maîtres est inepte : mais il suffit de suspecter l'authenticité du document, échoué, on ne sait d'où, dans la compilation d'Athénée. Le souvenir d'Alexandre Bala a pu suggérer une pareille mesure.
l'on a transporté depuis dans la biographie de plus d'un roi populaire. Antiochos s'cîlail laissé entraîner, un jour de chasse, loin de sa suite. Il entra sans être reconnu dans une cabane de pauvres gens, soupa avec eux et fit tomber la conversation sur le roi. « Il eut ainsi l'occasion d'entendre dire que le roi était bon, en somme, mais qu'il s'en remettait la plupart du temps à des amis pervers, et que, à cause de sa passion pour la chasse, il négligeait souvent les choses nécessaires. Sur le moment, il se lut : mais avec le jour son escorte étant arrivée à la cabane, la pourpre et le diadème qu'on lui présenta le firent reconnaître. Par ma foi, dit-il aux siens, depuis le jour oîi je vous ai pris à mon service, c'est hier pour la première fois que j'ai entendu dire la vérité sur mon compte » '. Peut-être que ses hôtes ne la lui avaient pas dite tout entière, car Posidonios lui impute un penchant à l'ivrognerie tellement connu que le roi des Parthes le lui reprocha plus tard devant son cadavre. A Tenlendre, le roi topait tous les jours table ouverte au public, d'oîi les convives repus emportaient encore des charretées de victuailles et de vaisselle '. Mais Posidonios est d'Apamée, oiî les compatriotes et partisans de Tryphon avaient été probablement moins bien traités par son vainqueur. Du reste, il n'est guère de Séleucide que Posidonios n'ait représenté comme gaspillant son argent et ruinant sa santé en orgies : il a dû avoir quelque peine à varier ses portraits.
Quelle que fût sa bonne volonté, Antiochos VII se trouvait dans une situation bizarre, qui ne lui permettait pas de régner en paix. Il avait débarrassé le royaume de l'usurpateur Tryphon, mais il pouvait passer lui-môme pour un usurpateur aux yeux de bon nombre de ses sujets. Au lieu de rester le suppléant provisoire du roi captif et de négocier le rachat de son frère, il avait servi d'instrument à l'ambition et aux rancunes de son impérieuse belle-sœur, Cléopàtre Théa, qui