‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 232 sur 297 · Justin., XXXVIU · texte numérisé non relu

Justin., XXXVIU

2. Diod., XXXIV, 21. Trog., Prol. 42. Justin., XLII, l'. Athen., XI, p. 466 b. L'^Evio; de Diodore (XXXIV, 19), torturé plus tard par les Séleuciens (ci-après, p. 401), doit être le même personnage.

mère d'enfants apparteiuml aux (Jeux brandies de la dynastie, elle avait dté jusque-là un jouet de la politique, résignée, mais aigrie par tant de vicissitudes. Tryphon n'avait pu l'associer ni à sa trahison, ni à sa personne; mais il lui avait enlevé la tutelle du jeune Antioclios VI, le fils né de son mariage avec Alexandre Bala, sous le nom duquel elle eût pu régner. Maintenant, après la mort d'Antiochos VII, elle avait dû songer à prendre le pouvoir, au nom soit d'Antiochos dit Grypos, le cadet des lîls qu'elle avait eus de Démé- Irios II, — puisque l'aîné, Séleucos (V), était captif chez les Parthes, — soit plutôt au nom du jeune fils, un autre Antiochos, dont Antiochos VII était le père. L'arrivée de Démétrios II dérangeait ses projets. A tout hasard, elle mit ses enfants en sûreté. Antiochos Grypos était peut-être déjà étudiant à Athènes; elle fit conduire son dernier-né dans un asile encore plus éloigné et plus sûr, à Gyzique *. Antiochos, dit le chronographe, « élevé par l'eunuque Cratère, fuyant par crainte de Démétrios, se réfugia à Cyzique avec Cratère et d'autres serviteurs d'Antiochos (VII) et fut appelé pour cette raison Cyzicène » ^

Nous ignorons quels furent depuis lors les rapports de Démétrios II et de Cléopàtre Théa. Nous retrouverons celleci seulement trois ans plus tard, à Ptolémaïs, et il est probable qu'elle a attendu dans cette ville la mort de son terrible époux. Là, l'influence des Lagides était restée prépondérante, et elle était à portée d'être secourue, au besoin, par son oncle Ptolémée Evergète II. Nous supposerons donc, sans écarter absolument l'hypothèse contraire, que Démétrios régna seul à Antioche, sans femme et sans enfants. La captivité n'avait pas plus adouci le caractère vindicatif du roi qu'elle ne lui avait ramené les sympathies des Syro-Hellènes. De son côté, il semblait prendre plaisir à braver l'opinion et à

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