‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 233 sur 297 · Appian., Syr · texte numérisé non relu

Appian., Syr

2. Euseb., I, p. 237 Sch. Dédicace à Délos en l'honneur de ce Cratère, Tpoçsi; 'AvTtdxou <P:loT.i'zopoi. (Ch. Michel, 1158 B. Dittenb., OGIS., 256).

humilier ses sujets en reconnaissant la supériorité des Parthes. C'est l'idée que suggère la vue de ces monnaies où il s'est fait représenter portant la barbe à la mode orientale et le texte de Justin constatant que « la fréquentation des Parthes avait rendu l'arrogance du roi intolérable » '.

Ni lui, ni aucun de ses successeurs n'essaiera plus de passer l'Euphrate. Il aurait pu trouver néanmoins, sans aller bien loin, l'occasion d'essayer ses forces dans une guerre dont ses ennemis même auraient reconnu l'utilité, la guerre aux Juifs. Aussitôt que la nouvelle de la mort d'Antiochos Vil était parvenue en Judée, Jean Hyrcan avait pris les armes et assailli ses voisins. 11 avait pris, au bout de six mois de sièges, les villes de Madaba, Samega ou Samaea, Sicima, détruit le temple samaritain du mont Garizim, converti de force les Iduméens, qui durent se soumettre à la circoncision et devinrent depuis lors de « vrais Juifs »; après quoi, fidèle aux habitudes diplomatiques de l'époque, il avait prié les Romains de lui garantir ses conquêtes, prétendant n'avoir fait que reprendre ce que le Sénat avait naguère défendu à x\ntiochos VII de lui enlever. A en croire Josèphe, Hyrcan demandait « que Joppé, les ports, Gazara, Pegae, et toutes les autres villes et places appartenant aux Juifs et que Antiochos (VII) avait prises de force contrairement au décret du Sénat leur fussent restitués; qu'il fût interdit aux soldats du roi de traverser leur territoire et celui de leurs sujets; que toutes les mesures prises par Antiochos pendant cette guerre, à rencontre du décret du Sénat, fussent infirmées ; que les Romains envoyassent des commissaires chargés de faire rendre aux Juifs tout ce que leur avait enlevé Antiochos, etc. ». C'eût été, ou peu s'en faut, une déclaration de guerre à la Syrie. Le Sénat ajourna ses décisions sur les points de détail, mais « renouvela l'amitié et alliance avec des hommes de bien, envoyés par un peuple honnête et ami » ^

1. Justin., XXXIX, 1, 3. Babelon, pp. lxv, cxlv-cxlvii. 122. 153-162.

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