Meuinon, 30 FHG., III, p. 341). Justin., XXXVII
3. Monnaies d'Alexandre II à Ascalon, en Sel. 190 = 123/2 a. C.
contentait et ses rivaux étaient impuissants. Mais, comme si le protéj^éde Ptolémée Pliyscon devait reproduire de point en point la destinée de son soi-disant père Alexandre JJala, le protégé de Ptolémée Philométor, Alexandre Zabina se brouilla avec la cour d'Alexandrie. Justin prétend que le succès l'avait enflé, et qu'il était devenu insolent vis-à-vis du Lagide '. Il est probable que le jeune parvenu se montrait indocile, moins par orgueil que par indolence ou par la volonté de ses ministres, et que Ptolémée se lassa de n'être point obéi. Du reste, le roi d'Egypte n'avait plus les mêmes raisons de le soutenir. Il s'était réconcilié avec sa sœur et ex-femme Cléopàtre II, qui se résignait à reprendre sa condition de reine douairière dans le trio royal; et il trouvait maintenant qu'au lieu d'inventer de faux Séleucides, il pourrait aussi bien s'entendre avec les représentants authentiques de la dynastie, avec sa nièce Cléopàtre Théa et Antiochos YIII Grypos. Il est probable que la vieille Cléopàtre d'Alexandrie fit ce qu'elle put pour provoquer ce revirement. Ptolémée Evergète II — comme jadis son frère Ptolémée Philométor dans des circonstances analogues — se mit donc à défaire ce qu'il avait fait, à soutenir Antiochos Grypos contre Alexandre II. Il avait de son mariage avec sa nièce Cléopàtre III des filles à marier. Il en donna une, Cléopàtre Tryphsna, à son candidat, afin de bien montrer aux populations de quel côté se portait désormais son choix. L'avertissement fut compris : quand les Syriens virent que Grypos, soutenu par des renforts de l'Egypte, avait pour lui toutes les chances, ils abandonneront l'un après l'autre Alexandre. Bien que, si l'on en croit Diodore, Alexandre disposât dune armée de 40.000 hommes, la guerre ne dura sans doute pas longtemps. Le vaincu rentra à Antioche avec une poignée de mercenaires à qui il n'avait plus d'argent à donner. Peu scrupuleux sur les moyens de battre monnaie, il enleva,