Justin., XLII
6. Trog., Prol., 42. Justin., XLII, 2, 3. Justin le confond avec son successeur Mithridate III (XLII, 4).
402 CHAP. XIII. — m: PAKTAr.E DD ROYAUBIE
Mitlilidale refoula les Scythes (Sakes) du côté de l'Inde, leur enleva une partie de la Baclriane et les délogea môme de la Sacastène, c'esl-à-dire de la partie de la Drangiane à laquelle ils avaient donné leur nom '. Il restaura ainsi l'unité et l'intégrité du royaume et l'agrandit par ses conquêtes. Ce roi guerrier, (jui finit par étendre à l'ouest son protectorat sur l'Arménie, n'était pas un adversaire à provoquer. Aniiochos Grypos dut s'estimer heureux que les Parthes se contentassent de régner au-delà de l'Euphralo.
Il n'avait pas les mômes motifs pour ménager indéfiniment le dynaste juif Jean Ilyrcan, qui, depuis la mort d'Antiochos VII, « avait rompu avec les Macédoniens et ne leur fournissait plus quoi que ce soit, ni comme sujet, ni comme ami » '. Aussi songeait-il à restaurer de vive force le régime imposé à Jean Ilyrcan par Antiochos VII après le siège de Jérusalem, lorsque la guerre civile vint ébranler une fois de plus le trône mal affermi des Séleucides. Cette fois, elle fut mortelle pour la dynastie.
§ Il
Le conflit des deux uranches dynastiques.
On se souvient que, lors du retour de Démélrios II, Cléopâtre Théa avait envoyé à Cyzique le jeune Antiochos, qu'elle avait eu d'Anliochos VII. L'enfant avait grandi : il devait approcher de vingt ans quand il prit la résolution de revendiquer, en violation du droit monarchique, l'héritage de son père (vers 117/6 a. C). On allègue, à son excuse, que Antiochos Grypos avait eu les premiers torts. Préoccupé du danger qui pouvait lui venir du côté de ce frère utérin, il avait — en digne fils de sa mère, dit Appien, — il avait essayé de le faire périr par le poison, et hàlé ainsi la révolte du jeune