Joseph., XIII, 16, 3. XIV
du belliqueux Alexandre Junnée, qui poussait ses conquêtes dans la valide du Jourdain et n'oubliait pas que Damas avait fait partie jadis du royaume de David. Les derniers Séleucides étant incapables de les protéj^or, ils s'élaifnt mis sous la protection du roi nabatéen Arétalh III le Philbellène, le vainqueur d'Antiochos XII. « Par haine contre Plolémée fils de Mennaios », dit Josèphe, « les gens de Damas appelèrent au pouvoir Arétas, qui régna après Antiochos en Cœlé-Syrie » '. Arétath donna aussitôt satisfaction à ses nouveaux sujets en attaquant les Juifs (85?). Il battit Alexandre Jannée, mais il se contenta de lui donner cet avertissement et de garantir par traité sa frontière, le laissant libre de guerroyer contre les principicules qui occupaient les environs du lac de Génézareth jusqu'au pied de rilermon. Ces conventions paraissent avoir été respectées, car, une dizaine d'années plus tard, la veuve de Jannée, Salomé-Alexandra, envoya à Damas des renforts pour combattre Ptolémée fils de Menna^os, devenu gênant même pour les Juifs ".
La Gœlé-Syrie se trouva ainsi à peu près pacifiée ou tout au moins protégée contre les invasions du dehors. Elle n'avait plus rien à craindre de l'Egypte. Depuis quelques années (89-88), Ptolémée Soter II Lathyros, réintégré dans son royaume par une révolution, débarrassé de sa mère Gléopâtre III, la vieille Rougeaude (Koxxr,), par le parricide de son frère Ptolémée Alexandre, et de son frère par les Alexandrins, vieillissait doucement dans la société de sa fille, la reine (Cléopàtre) Bérénice III, sans autre ambition que de se reposer enfin des tracas d'une vie si longtemps agitée. Il mourut en 80 a. G., à temps pour ne pas voir Bérénice assassinée, quelques jours plus lard, par le jeune Ptolémée Alexandre II, et la descendance légitime des Lagides éteinte par le châtiment immédiat qu'infligea au meurtrier l'indignation des Alexandrins \