‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 275 sur 297 · Joseph., XVI, 0-1. Appian., Milhrid · texte numérisé non relu

Joseph., XVI, 0-1. Appian., Milhrid

4S2 c;HAP. XV. — LA SVKIE IMUJVINCC ROMAINE

Il n'est plus possible aujourd'iiiii de confondre Anliochos XllI l'Asialique avec Anliochos I de C.onimagène, comme certains Tonl f;iil avant la découverte du fra^Muent de Diodore alfirniant la mort du Séleucide en G4, ou au plus tard en G3 '. La dynastie de Commagène ne se rattache à celle des Séleucides que par Laodice, fille d'Antiochos VIII Grypos, époiise de Milhridate I Callinicus. premier roi de Commagène [fi. Les rois de Commagène se plurent toutefois à rappeler cette parenté qui les anoblissait, en prenant les surnoms d Epiphane et de Callinicos et en faisant alterner dans leur arbre généalogique le nom d'Antiochos avec celui de Mithridatc. Quant à la descendance agnalique des Séleucides, elle était représentée en 63 par deux princes appartenant, l'un à la branche aînée, Philippe (II) fils de Philippe Epiphane et petit-fils d'Antiochos VIII Grypos, l'autre, d'identité plus problématique, à la branche cadette. Nous avons rencontré plus haut, à Home, vers l'an llî, <> les rois » fils de Cléopâtre Séléné et d'Antiochos X le Pieux. L'aîné, Anliochos XIII l'Asiatique, avait péri victime de Sampsicéramos, tandis que son compétiteur Philippe (II), tiré un instant de sa retraite de Cilicie par les agitations politiques, retournait se cacher en Cilicie ou ailleurs. Mais nous ignorons le nom du frère cadet d'Antiochos XIII. et c'est par conjecture que nous allons lui attribuer, ainsi qu'à Philippe, un rôle dans les révolutions de palais qui signalent la décrépitude de la dynastie des Lagides.

A la mort de Ptolcmée Soter II Lathyros (80), il ne restait, en fait de descendance légitime des Lagides, que sa fille Bérénice (III) et un neveu de Lathyros, fils de Ptolémée Alexandre. Ce jeune prince, élevé à Cos, avait été livré par les habitants à Milhridate (88), puis s'était échappé de la cour du roi de Pont et avait été accueilli (en 83?) par Sylla, qui l'avait emmené avec lui en Italie. En apprenant la vacance

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