‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 295 sur 297 · Joseph., XIII, 4, 9, trad. Chamonard · texte numérisé non relu

Joseph., XIII, 4, 9, trad. Chamonard

lité et leur dévouement dans les combats, si jamais il était nécessaire ». Il a paraphrasé ainsi le passage où le chroniqueur des Machabées distin^'^uc les troupes indigènes, « les armées de ses pères », congédiées « chacune on sa région » parDémétrios, et les mercenaires qu'il garde autour de lui '. Pauvres en ce qui concerne les institutions militaires, nos renseignements ne sont ni plus abondants ni plus précis sur les institutions administratives, en dehors du régime des cités grecques d'Asie Mineure. Quant aux villes fondées ailleurs par les Séleucides, nul témoignage ne nous en est resté, sinon que la population d'Antioche était divisée en tribus, dont le nombre était de dix-huit au temps de Libanius ". Il y a un point de contact entre les pouvoirs militaires et l'autorité civile dans la compétence des gouverneurs de provinces, qui devaient être pourvus d'une force publique suffisante pour assurer l'exécution de leurs ordres et la défense des frontières. On les appelle tantôt satrapes et tantôt stratèges, et parmi leurs inférieurs figurent des éparques, des hyparques, des méridarques, peut-être des chiliarques, dont les noms sont supposés correspondre à des subdivisions territoriales. Il y a beaucoup de conjectures, mais peu de conclusions assurées à ajouter à l'esquisse sommaire qui a été faite plus haut de la carte administrative de l'empire au temps de Séleucos I ^ Il est à présumer que les divisions et subdivisions du territoire ont été remaniées de temps à autre, comme a pu être modifiée de même la compétence des administrateurs. La partie de l'empire administrée directement par les fonctionnaires royaux s'est d'ailleurs restreinte de plus en plus, nombre de provinces s'étant constituées en États vassaux ou indépendants, dotés d'un régime intérieur autonome. Le sommet de la hiérarchie émerge un peu de l'obscurité qui nous cache le reste. L'histoire a

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