‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 38 sur 297 · Justin., XXV, 3, 1. Pausan., I · texte numérisé non relu

Justin., XXV, 3, 1. Pausan., I

prétendant évincé de Sparte, et alla se lairo tuer dans les rues d'Argos (272). Débarrassé de ce rival incommode, Anligone travaillait maintenant à étendre sur la Grèce la domination macédonienne, et, tout en ne consultant que son intérêt, faisait ainsi une diversion utile à la cause de son beau-frère Antiochos. Courber sous le joug les Hellènes, des villes comme Sparte et Athènes, soutenues par les subsides et la flotte de Ptolémée, était une tâche qui tint Antigonc en haleine durant dix ans sans être achevée. Antiochos dut la juger à première vue inexécutable et condamnée à l'insuccès, car il paraît bien avoir déserté la lutte contre Ptolémée au moment où Antigonc et lui auraient pu sentr'aider. Sans doute, Justin dit que « après la mort de Pyrrhus, il y eut de grands mouvements de guerre, non seulement en Macédoine, mais en Asie et en Grèce ' ». Mais ce sont là des expressions vagues, et, dans la suite de son récit, il n'y a pas trace d'une intervention quelconque de la part d'Antiochos dans cette période tumultueuse qui aboutit, comme résultat de la « Guerre de Chrémonide » (267-263), à la prise d'Athènes -. Ni l'armée de la ligue péloponnésienne, ni la flotte égyptienne, ni la diversion tentée en Macédoine par Alexandre d'Epire, n'avaient pu faire lever le blocus obstinément maintenu par Antigonc.

11 est donc probable que, au bout de trois ou quatre ans de guerre, ne comptant pas plus sur son beau-frère Antigonc que sur son gendre Magas et las d'escarmouches le plus souvent désastreuses pour lui, Antiochos consentit à un accommodement ou suspension d'armes sur le pied du statu qiio ou à peu près. C'est du moins ce qui paraît résulter des faits consécutifs, car aucun texte ne parle d'un traité en forme signé des deux parts. Autant qu'on en peut juger, Antiochos, conservant le protectorat de la fédération ionienne,

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