‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 41 sur 297 · Steph. Byz., s. v, 'AvTiô/jia. Cf. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Steph. Byz., s. v, 'AvTiô/jia. Cf. ci-dessus, p

74 CIIAP. II. — ANTIOCHOS I SOTER

nislique. Les documents épigraphiques et autres, encombrés (riiomonymos et le plus souvent impossibles à dater avec précision, épaississent les ténèbres qu'ils devraient dissiper. Ce sont autant de problèmes posés et non résolus, matière à conjectures sur laquelle s'exerce la sat,'acité des érudits. L'Antiochos (ils de Séleucos de l'inscription de î^igée pourrait être, à la riii^ueur, Antiochos III, et rien n'est moins sûr que la généalogie de Laodice, la femme d'Antiocbos II, sa sœur d'après Polyen, fille d'Acha?os (I) d'après l'Eusèbe arménien '. Une ombre de doute reste invinciblement attachée à la plupart de nos conclusions, qui atteignent rarement à la voleur d'une démonstration.

La mort de l'octogénaire Philét;eros de Pergame (263/2) offrit à Antiochos l'occasion de revenir sur les concessions faites à cet habile diplomate. Il revendiqua sur la succession des droits qu'il n'avait jamais formellement abandonnés. Mais un neveu et fils adoptif de l'eunuque, Eumène I (262- 241) ^ s'était hâté de prendre possession de l'héritage, agrandi déjà par le défunt, qui avait fondé une Attalia sur la côte et poussé sa frontière au nord jusqu'au pied du mont Ida, là où l'on rencontre une Philétœria. Avant d'affronter une lutte aussi inégale, le petit dynaste de Pergame eut recours aux moyens dilatoires. Antiochos se laissa sans doute entraîner à des pourparlers, et Eumène — encouragé peut-être par Ptolémée Philadclphe — mit à profit le temps ainsi gagné pour recruter une armée de mercenaires galates. Quand on en vint aux hostililés, le Séleucide fut battu à Sardes par le vassal qu'il avait cru pouvoir dompter sans peine (262) \

Des confusions irrémédiables commises par les ramasseurs d'anecdotes ^ ne nous permettent plus de savoir si

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