Ci-dessus, p
5. Michel, 486. Dittenb., OGIS., 222. (toT; te ^atriT^r^si 'AvT'.ôyui %z\ 'AvTidjrwi xal TT.t pï3tXtajT,i ÏTpatovîxT.i). Ci-dessus, p. 65, 1 .
Ici se pose un problème inattendu. L'inscription dite de Sigée, qui doit être antérieure à l'invasion galate, puisqu'elle n'y fait aucune allusion, adresse les bons souhaits des Iliens « au roi, à sa sœur la reine et à ses amis » \ Quelle était cette sœur? Faut-il croire que, suivant la mode nouvellement inaugurée (en 277) par Ptolémée Philadelphe, Antiochos Soter épousa sa sœur (une sœur inconnue), ou que Stratonice prit le nom protocolaire de sœur? Il semble bien que, si les Iliens rendaient hommage à Stratonice, ils l'auraient désignée par son nom, depuis longtemps connu et populaire, et donc, qu'il faut prendre ce titre de sœur dans son sens propre, d'autant que le sens protocolaire ne fut pas usité par la suite chez les Séleucides. D'autre part, s'il est vrai que la femme d' Antiochos II, Laodice, était sa sœur, mais de père seulement, — ce qui, en droit grec, ôtait le caractère incestueux au mariage, — on se demande quelle a bien pu être la mère de cette Laodice, et l'on revient par là à l'hypothèse d'un second mariage contracté par Antiochos I du vivant même de Stratonice, hypothèse qu'autorisent les mœurs polygames des Diadoques [f]. En suivant la filière, on peut imaginer une révolte de Séleucos, le fils aîné de Stratonice, provoquée par l'outrage fait à sa mère, révolte châtiée par la mort du rebelle. C'est à ce dénouement funèbre qu'aurait abouti le roman d'amour commencé jadis sous l'œil complaisant du vieux Séleucos Nicator. Pour achever d'embrouiller l'énigme, Etienne de Byzance, à propos des colonies séleucides, parle d'une certaine Nysa, femme de « Antiochos fils de Séleucos » et éponyme de la ville de Nysa, ainsi que d'une Laodice, sœur du même Antiochos ^
Nous rencontrerons maintes fois par la suite des exemples aussi déconcertants de la fragilité des fondements sur lesquels nous cherchons à édifier l'histoire de l'époque hellé-
1. C/G., 3o9o. Michel, 525. Dittenb., OGIS., 219 (eu' àya9wi toÛ paffi>>Éwî vial