Euseb., I, p. 251 Sch
soudards, dit Justin, « pensèrent qu'ils ravageraient plus commodément l'Asie, s'ils exterminaient toute la race royale » '. Echappé de leurs mains et poursuivi par eux jusqu'à Magnésie (du Méandre), il y fut secouru par des renforts égyptiens, — sans doute accourus d'Ephèse, — de telle sorte que, battu la veille, il fut vainqueur le lendemain et fit sa paix, à prix d'or, comme toujours, avec les Gaulois. L'intervention des troupes égyptiennes s'explique suffisamment sans recours à quelque alliance problématique entre Antiochos et Ptolémée. Les Gaulois étaient la terreur de tous les civilisés, et c'était un devoir pour quiconque de ne plus laisser approcher ces pillards des cités du littoral (234?).
Fertile en combinaisons nouvelles, Antiochos Hiérax épousa la fille de Ziaélas, roi de Bithynie, un ambitieux, lui aussi, qui, exilé par les intrigues d'une marâtre, avait disputé le trône à son frère consanguin Tibœtès et conquis son royaume de haute lutte, avec ses mercenaires gaulois ^ Il s'alliait par là à un potentat dont ses voisins, Milhridate de Pont et Attale I de Pergamc, avaient quelque raison de suspecter les visées ^ Attale avait d'autant plus de sujet de se mettre sur ses gardes que Antiochos paraît avoir cédé vers cette époque à ses alliés les Gaulois une partie de la Grande- Phrygie, celle qui devint plus tard la Gaktie. Antiochos se réservait sans doute une compensation, et il n'était pas difficile maintenant de deviner où il comptait la prendre. On n'oubliait pas à Pergame qu'une trentaine d'années auparavant le dernier effort d'Antiochos I avait été dirigé contre Eumène, le prédécesseur d'Attale. Le petit dynaste risquait de se trouver assailli par deux attaques combinées.
Mais x\ttale n'était pas de ceux qui s'endorment devant le danger; s'il ne prit pas l'offensive, l'attaque le trouva prêt.