‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 65 sur 297 · Polyœn., IV · texte numérisé non relu

Polyœn., IV

2. Justin, XXVII, 3, 7. Ce terme de socer, noté comme inexact parNiebuhr, Clinton et autres, a été commenté à outrance. Comme on sait que Ariamène avait marié son fils Ariarathe à Stratonice, fille d'Anliochos II (ci-dessus pp. 82. 103), il était au moins le beau-pére de la sœur d'Hiérai.

avant qu'il n'eût épousé la fille du roi de Bithynie. A l'époque, les mariages princiers se nouaient et se dénouaient avec les alliances politiques. En tout cas, Ariamène était le beaupère d'une sœur des deux Séleucides, Stratonice, épouse de l'héritier présomptif Ariarathe. Iliérax vaincu et proscrit était, pour une famille qui n'entendait pas se brouiller avec Séleucos, un hôte incommode. « Reçu avec des façons aimables », dit Justin, « il s'aperçut au bout de quelques jours qu'on lui préparait des embûches, et il chercha son salut dans la fuite ». Où trouver un asile? Ziaélas de Bithynie était mort, traîtreusement assailli au milieu d'un banquet par des mercenaires gaulois dont il ne se défiait pas *, et son successeur Prusias I n'aurait pas commis, sans intérêt aucun, l'imprudence d'héberger un brouillon qui était l'ennemi de Séleucos, l'ennemi d'Attale, et avait lassé toutes les sympathies. A bout d'expédients, Hiérax décida de faire appel à la générosité du plus loyal de ses ennemis, qui était aussi ou pouvait être l'ennemi de son frère, depuis l'expiration du traité conclu pour dix ans entre 240 et 237. Il se livra à Ptolémée, c'est-à-dire, vraisemblablement, au commandant de la garnison égyptienne installée à Éphèse. Ptolémée, nous l'avons déjà dit, se montrait intraitable pour les fauteurs de désordre. Sur instructions venues d'Alexandrie, Antiochos fut incarcéré. 11 put se souvenir alors de la façon dont Ptolémée avait traité Stratonice à Séleucie, et il ne songea plus qu'à s'évader. En dépit de la surveillance « très stricte » ordonnée par Ptolémée, Antiochos réussit à tromper ses gardiens « à l'aide d'une certaine courtisane qu'il connaissait intimement », et il s'enfuit ^. Nous touchons à lai^fin du drame, mais le voile s'épaissit sur les dernières aven-tures de « l'Epervier » envolé de sa cage. Les contradictions des textes sont incurables, car elles tiennent à des divergences d'opinion entre auteurs de

1. Phylarch. ap. Athen., Il, p. 58 c {FHG., I, p. 341). Trog., Prol. 27.

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