‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 70 sur 297 · Polyb., XX, S, 11. Trog., Prol · texte numérisé non relu

Polyb., XX, S, 11. Trog., Prol

3. Strab., XIIl, p. 624 (Attale fils 'AxxâXou %otl 'AvTtoyiSoî x-î\î 'AyaioO).

4. Il n'est guère probable que cet Épigène soit le même qui, précédemment, au service d'Attale, avait combattu Antiochos Iliérax {Inscr. Pergam.).

5. Polyb., V, 41. C'est le titre (abrégé en i-nl tÛ)v Ttpxfixixiù'^) que portèrent

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franchit le Taurus, « [u)uv porter secours, dit Polybe, à sa propre cause », mais il mourut bientôt, tué en trahison « par Apatourios le Galate et Nicanor ». Le Gaulois au nom prédestiné se rencontre à point pour partager la responsabilité de Nicanor. Eusèbe ne connaît pas Apatourios, mais c'est Nicanor qui est pour lui le Galale félon. Il nous apprend que le guet-apens eut lieu « en Phrygie ». Si l'armée syrienne était alors en Phrygie, c'est qu'elle avait fait reculer les troupes pcrgaméniennes, et Attale comptait peut-Mre plus alors sur la ruse que sur les chances d'une iutle loyale. Les assassins devaient faire partie de l'entourage du roi ou y avaient des complices, car Appien nous représente l'infortuné Séleucos III comme « valétudinaire, appauvri, mal obéi de son armée, entouré d'amis qui cherchaient à l'empoisonner » *. Il ne serait pas impossible que l'or d'Attale fût pour quelque chose dans l'impopularité et la mort d'un adversaire qui avait le malheur d'être obligé à l'économie. Complice ou innocent du forfait, le roi de Pergame crut sans doute que la mort du roi de Syrie allait décourager les assaillants. Mais le véritable chef d'Etat fut dès lors Achaeos. Celui-ci, suivant l'expression de Polybe, « sut commander les troupes et mener l'ensemble des affaires avec sagesse et grandeur d'âme » ^ Il fit mettre à mort les assassins du feu roi, et, refusant pour lui-même le diadème que lui offrait « l'élan des foules », il le réserva pour l'héritier légitime, le frère du roi défunt, alors stratège de la Haute-Asie et résidant à Babylone ou à Séleucie sur le Tigre.

après Hermias, et dans des circonstances semblables, les ministres Héliodore sous Séleucos IV, Lj'sias sous Antiocbos IV et Antiochos V, Philippe sous Antiochos V. Voy. G. Corradi, '0 è-l xôiv rpa^fiâxw/ {Saggi off. a G. Beloch, Roma, 1910, pp. 169-183).

1. Appian., Syr., 66. Il semble bien dire que Séleucos fut en effet empoisonné (£::£6ojX£iijav ot ç(Xo: 5ià 9ap[jiâx(ov), car il ne lui connaît pas d'autre genre de mort.

2. Polyb., IV, 48. Ce n"est pas l'armée, mais plutôt la populace des villes, que Polybe désigne par t, tûv ô/>iuv ôpjjii^.

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