Ibid.y p
i. On en compte trente-neuf dans les éditions; mais le n» 35 est un rescript d'Honorius.
toutefois, il paraît difficile d'admettre que Denys les ait copiées dans les archives même de la Cour de Rome- S'il avait eu ces archives à sa disposition, il ne se serait vraisemblablement pas borné à donner sept lettres seulement du pape saint Léon le Grand.
On trouvait déjà des décret aies dans des collections plus anciennes; mais Denys est le premier qui en ait fait im recueil distinct des décisions des conciles, en ]es rangeant dans Tordre chronologique.
Il entreprit encore, par ordre du pape Hormisdas, une troisième collection oii il devait donner, tout à la fois, le texte grec et la version latine des conciles; il ne reste de ce travail que la préface \
Les deux collections de canons et de décrétâtes se répandirent promptement dans tout TOccident et y jouirent d'une grande autorité, notamment en France, où elles furent envoyées, en 774, par le pape Hadrien dans un état quelque peu différent de la rédaction primitive; elles furent promulguées solennellement par Gharlemagne à l'assemblée d'Aix-la-Chapelle de 802*. C'est à ce Codex Hadrianeus ou Codex canonum par excellence , que se référaient les parlements quand ils invoquaient les anciens canons reçus en France. Un ministre de Louis XIV, Claude Lepelletier, les fit réimprimer au Louvre en un magnifique volume infolio (1687), d'après le texte inexact qiiaj[ustel avait donné dans sa Bibliotheca juris canonici. Mais de Pœuvre primitive de Denys, il n'existe ni un manuscrit entièrement sincère, ni une édition véritablement critique.
t. Mîitissen, p. 9G4. | 2. /6/rf., p. MI-i7G.