ESPAGNE
Dès le commencement du jmI JMèete , des conciles furent tenu&jÊJiJElsçkagne. Le premier qui soit connu est celui d'Elvire, Illiberitanum concilium, de Tan 303* Sous lÊS-xids-ôdsigoths, il y eut aussi de nombreux conciles; mais c'est^^A^iâçlir^d^e^ de Rec-
cared (587) que le zèle de Tépiscopat espagnol s'exerça plus activement encore pour raffermir la discipline ébranié^ par Tg^rianisme. ^ c^ ç
L'Église d'Espagne avait reçu, de bonne heure, les canons des conciles de Nicée et de Sardique qui furent souvent réunis, comme on l'a dit précédemment. Les autres conciles grecs y parvinrent dans la version italique qu'on appela bientôt version Isidorienne; on attachait une égale importance aux canons des conciles de l'Afrique et surtoutjlfîja Gaule qui avait été pendant longtemps le centre du royaume ymgoth. Aussi, les preipières collections espagnoles, dont il ne reste que des fragments, comprenaient, avec les canons grecs, des conciles d'Espagne, d'Afrique et de Gaule \
Pendant cette période, les Capitula ou Eœcerpta Martini y jouirent d'un grand crédit. Originaire de Pannonie, comme son homonyme Martin de Tours, l'archevêque de Braga, auteur de cette compilation,
i. Baller., P. III, c. i. (Galland, 197). — Maassen, 1,642-721.
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avait acquis par ses voyages et par ses prédications en Galice un grand renom de piété et de science. Son traité fut reçu et approuvé par le troisième concile de Braga (S72), et transcrit à la suite des actes de ce concile. Il est divisé méthodiquement en deux livres, dont Tun concerne les évoques et les clercs, et Tautre les laïques. Les quatre-vingt-quatre chapitres qui forment ces deux livres sont rédigés à Taide des canons des conciles d'Orient, d'Afrique, d'Espagne, et aussi des canons des Apôtres. Les décisions des conciles ne sont pas reproduites littéralement; elles sont tantôt développées, tantôt abrégées. La plupart des autres collections systématiques ont fait des eiûgfimts à ces capitula *. Ils ont été remaniés par un compilateur inconnu, dont l'œuvre est appelée VEpitqme espagnol '.
Vers la même époque, ou au commencement du siècle suivant, on rencontre une collection chronologique divisée en deux parties, comme le recueil du moine Denys. La première partie comprend les canons des conciles grecs, le texte latin original du concile de Sardique, deux lettres de saint Cyrille d'Alexandrie à Nestorius traduites par Marins Mercator, une lettre de l'évêque Atticus, de Gonstantinople, puis neuf conciles d'Afrique, les Statuta Ecdesiœ antiqua sous le titre de quatrième concile de Garthage, seize conciles gaulois du iv* au vr siècle, et trente-six conciles espagnols. La deuxième partie est entièrement faite à l'aide du deuxième recueil de Denys; on y a
1. BaUer., P. IV, c. 2. (Galland, 22:). — Bruns, Can. Apostol., II, 43 et s. — Maassen, I, 802-806.