CHAPITRE aNQUIÈME
Les faiix capitulaires ecclésiastiques et les fausses décrétales.
Quelques-uns des recueils dont on vient de parler contiennent un petit nombre de pièces fausses. Ces textes supposés se multiplient extrêmement dans le r^fl V cours du ix° siècle. On rencontre alors de volumineuses collections de faux capitulaires et de fausses décrétales oii Ton place, sous le nom respecté de Gliarleinagne et des premiers papes, des règles disciplinaires inutilement renouvelées par les derniers conciles nationaux ou provinciaux..
Nous rechercherons, dans le cours de ce chapitre, roriginc probable, les causes et le but de cette vaste fabrication d'apocryphes qui se produit tout à coup, pour cesser de même. Nous en trouverons l'explication la plus vraisemblable dans la triste situation de TÉglise, au milieu des désordres de tout genre qui accompagnèrent la dissolution de Tempire carolingien.
Pour suivre un ordre chronologique généralement accepté, nous étudierons, d'abord , les pseudo-capitulairesj et en dernier lieu, les pseudo-décré taies.
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