‹ Histoire des sources du droit canoniqueChapitre 181 sur 323 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

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§ 3» — Travaux des déerétalisles.

Les déc ré laies de Grégoire IX furent bientôt commentées et glosées^ comme Tavaient été le Décret et les Quinqne compilaiione^ antique. Les premiers glossateurs ou commentateurs de ce recueil furent Vincent^ élève d'Accurse, qui s'appliqua surtout à rechercher les références avec le droit romain; — Geoffroi de Tranij élève d'Azon, chapelain de Grégoire IX, et plus tard cardinal. — Sinibaldus Fliscus (Fiesco), qui fut pape, sous le nom d'Innocent IV, élève d'Azon, d'Accurse et des autres maîtres les plus renommés de rÉcole do Bologne^ l'un des plus célèbres canouistes de son temps, composa sur les cinq livres des décrétaies un Apparahis dont son chapelain, Bernard de Composlelle le jeune, lit un extrait connu sous le nom de Margariia Compostellana, Cet Apparalus éiù.ii écrit bien plus en vue des études privées et de la pratique des affaires que de renseignement dans les écoles.

La glossa ordinaria de Bernard de Botone, ordinairement appelé Bernard de Parme , vint répondre à cette dernière préoccupation. Elève de Tancrède et professeur à Bologne, Bernard composa son commentaire à Faide des premiers Apparaim faits sur la collection grégorienne et des gloses sur les anciennes compilations. 11 y travaillait encore peu de temps avant sa mort (1266)^ et il y ajoutait une série de i]uestiûns de droit qu'on appela Casus longi.

Vers le même temps, le dominicain Vincent de Bcauvais composait son Spéculum majua et consacrait au droit quatre livres de la seconde partie. Spéculum

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docirûiah (Livres VII-IX), où il donnait un grand nombre d'extraits de droit civil et de droit canonique. Le premier de ces quatre livres (livre VII) traite du droit privé; le second (VIII), de la procédure; le troisième et le quatrième (IX et X), du droit pénal et de la procédure criminelle. Indépendamment du décret et des décrétales de Grégoire IX, Vincent de Beauvais cite une collection de canons de Hugues de Châlons, la Somme de Raymond de Peiiaforte, la glose du dominicain Guillaume de Rennes sur cette somme et d'antres sommes, dont ridentiHcation n'est pas certaine.

Après les glossateurs vinrent les commentaleurs, dont le plus célèbre est Henri de Suse (H, de Segusia), cardinal' évêque d'Ostie en 1261 ^ d'où le surnom d'HosHensis habituellement employé pour le désigner. Ancien élève et professeur des universités de Bologne et de Paris, il fut prévôt d'Antibes, évoque de Sisteron, archevêque d^Embrun, avant d'être promu au cardinalat. C'est dans cette dernière ville qu'il écrivit sa Summa aurea, aussi appelée Surama mvhiepiscopi. Son manuscrit fut détruit dans un incendie et il dut écrire une seconde fois ce traité* Il avait commencé à rédiger son commentaire {leclura) sur les décrétales à la demande de ses élèves lorsqnMl était professeur à Paris; il ne l'acheva que peu de temps avant sa mort (1271), Sa renommée comme canoniste fut si grande que Hostiensem sequi signifiait étudier le droit canonique,

Pierre de Sampson, élevé de Jacques d'Albenga, comme le cardinal d'Oslie, composa aussi une lecture sur les décrétales qui a été très souvent citée

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