CHAPITRE III
par les canonistes. Il était Français et fut chanoine de Narbonne.
Le premier professeur laïque de droit canon, Aegidius de Fuscarariis, mort en 1289, a écrit un commentaire sur les décrétâtes que Jean André cite souvent.
Vers la fin de ce xiii° siècle, à laquelle appartiennent le Spéculum Judiciale et le Repertorium de G. Durand, et au commencement du siècle suivant, on trouve les écrits de Guillaume de Mendagout, archevêque d'Embrun comme Henri de Suse (1295), puis d'Aix (1305), et enfin cardinal. Viennent ensuite •le célèbre Jean André, élève et successeur d'Aegidius., qui donna à son commentaire le nom de sa mère et de sa fille, Novella; Jean Galderinus; Jean de Lignano; Aegidius Bellamere, qui fut archevêque d'Avignon (t 1392);.Baldus de Ubaldis (f 1400); Pierre de Ancharano (f vers 1415); François Zabarella, cité souvent sous le titre de Cardinalis (f 1417) ; Jean d'Imola (t 1436); Nicolas de Tudeschis, professeur à Sienne et à Bologne, abbé d'un monastère de Sicile, d'où son surnom à'Abbas Siculus ou Modernus, puis archevêque de Palerme, d'où il est encore appelé Panormitcmus (f 1443); André de Barbatia, appelé Andréas Siculus (f 1479); Jean d'Anagni; le cardinal Jean -Antoine de Saint-Georges ; Felinus Sandeus (t 1503); Philippe Decius (f après 1536).
A partir du xvi° siècle, les travaux sur les décrctaies deviennent plus rares. On peut citer cependant ceux de Jean-François A Ripa (f 1534), professeur à Pavie; du célèbre Jacques Gujas (f 1590); du Toulousain P. Grégoire (f 1597). Au xvii' siècle, on irouve
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encore André des Vaux (VaUensis)^ mort professeur à Louvain en 1C3C; Jean de la Cosle (f 1C37), Antoine Dadin de Haute -Serre (f 1682), Innocent Giron (t 1690), qui enseignèrent â Toulouse; Prosper Fagnan, professeur à Rome (f 1678), Emmanuel Gonzalez Tellez, professeur à Salamanque {f 1649) *-
§ 4. ^ Éditions des Décrélales de Grégoire IX,
Aucun texte du moyen âge ne nous est parvenu dans un si grand nombre de manuscrits que les décrétales de Grégoire IX, On en compte plus de mille;» la plupart contiennent la Glossa ordinaria, composée par Bernard de Parme ou de Botone. Ils ne présentent pas les mômes difficultés que les manuscrits du Décret, Ce texte authentique a subi bien moins d' altéra lions et d^nterpolations: toutefois les meilleurs manuscrits doivent être ceux qui se rapprochent le plus de la promulgation de ce recueiL II faut aussi tenir grand compte des plus anciennes gloses de ces décrétâtes et notamment de celles de Bernard de Parme, qui a fait pour les décrétâtes de Grégoire IX un travail analogue à celui d'Accu rse pour le droit romain, en réunissant les gloses les plus estimées et y ajoutant ses observations. Ces premiers commentateurs, tous professeurs de l'École de Bologne^ avaient j en effet, sous les yeux, ou roriginal même envoyé par le pape^ ou les premières copies faites d'après cet original ^
1. V. Uûujal, 596 et a. — Savigny, 1 %. Schulle, JI, 3ï. — FHedberf^ Tables, Vlî*voL — Plilllijps, IV, 315. [ Corp.jay. can.,l\t p. JtLU*