‹ Histoire des sources du droit canoniqueChapitre 21 sur 323 · L'ENSEIGNEMENT ORAL ET L'CNSCIQNEMENT ÉCRIT · texte numérisé non relu

L'ENSEIGNEMENT ORAL ET L'CNSCIQNEMENT ÉCRIT

« L'Église catholique est régie par Tautorité des « Écritures, par la tradition universelle, ou par des « dispositions spéciales *, »

L'enseignement oral ou traditionnel a précédé renseignement écrit, et il a transmis des règles qui ne sont ni dans les Évangiles, ni dans les Épîtres des Apôtres *. On en trouve la substance dans les œuvres

1 . Quicquid in ea {calkolica ecclesia) tenetuff aut auctoritas est Scripturarum, aut traditio uniuersalis y aut certe prapria et particularis insiructio. C. 8. D. 11 (S. Augustin).

3. Sunt autem et alia multa quse fecit Jésus : qux si scribantur per

singula, nec ipsum arbitror mundum capere posse eoa, qui scribendi sunt, libros. Joann., xxi, 25. — Tenete tradiliones quas didicistis sive per sermonem, sive per epistolam nosiram. Il» Pauli ad Thessalonic, ii, U. (V. L. IV, ch. II.)

des Docteurs et des premiers Pères de TÉglise * ; mais, malgré sa haute antiquité, cet enseignement oral ne saurait être comparé à renseignement scripturaire.

L'Écriture sainte est appelée d'abord Scriptura ou Scripturœ (ypa^p^ ^^oLf^aii) ^ liber ovl îi6n(Tbpi6Xiov,TStpi6X(a), literœ sacrse ou sandre. Au ii° siècle de Tère chrétienne , on trouve l'expression Vêtus et novtim Testamentum (^icaXai^ xa\xatvyi$ia0^x7i). Le mot Testamentum s'employait déjà dans le sens de pacte ou de titre constatant une convention, signification qu'il a conservée au moyen âge. TertuUien lui donne comme synonyme le terme instrumentum, qui a toujours eu cette dernière acception ^

L'Ancien et le Nouveau Testament, dans ce sens, sont les actes de l'alliance que Dieu a conclue avec les hommes.

Un des premiers soins de l'Église naissante a été de déterminer ce qu'on a appelé depuis le v^ siècle le Canon des Écritures, c'est-à-dire de dresser la liste des livres qu'elle acceptait comme authentiques. Ce canon a été fixé, en dernier lieu, par le concile de Trente '. Des savants modernes ont distingué dans cette liste les livres proto-canoniques et les deuterocanoniques. Les uns et les autres ont une égale autorité ; mais les premiers ont été reçus , de tout temps, par l'Église universelle, tandis que les seconds avaient soulevé d'abord, dans quelques contrées, des doutes

i. V. Infra, 1. IV, c. i et ii.

2. instrumentum y vel quod magis U8ui est (Jicere, testamentum. Ter-

tull., c. Mai-c, IV, 1.

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