‹ Histoire des sources du droit canoniqueChapitre 23 sur 323 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

tenu à Laodicée, entre les années 343 et 381 , par quelques évêques de Phrygie. Ge canon ne comprend point les livres des Machabées, de Judith et de Tobie, dans l'Ancien Testament, ni TApocalypse dans le Nouveau.

L'authenticité de ce texte a été contestée. Dans le grec original, la rédaction de cet article a bien plus le caractère d'une glose que d'une disposition concihaire. En outre, on ne le trouve pas dans les anciennes collections de canons de Denys-le-Petit , Martin de Braga, Jean le Scholas tique. Si Ton veut néanmoins Tadmettre comme sincère, on peut seulement en conclure que les évoques de Phrygie n'avaient pas jugé bon de laisser lire à leurs fidèles quelques-uns des livres deutero-canoniques , bien qu'ils fussent admis par tous les Pères d'Orient aussi bien que par les Pères d'Occident.

Tous les livres proto-canoniques de l'Ancien Testament , sauf quelques chapitres de Daniel et d'Esdras , et la plupart des livres deutero-canoniques sont écrits dans la langue parlée par les Israélites avant l'exil de Babylone qui introduisit dans leur idiome des formes et des constructions étrangères.

Des savants ont soutenu que le texte de l'Ancien Testament avait été altéré par les Juifs ; cette opinion ne pouvait se concilier avec la grande vénération qu'ils ont toujours eue pour leurs hvres sacrés, et elle est aujourd'hui complètement abandonnée. On a également démontré que ces textes n'ont pu subir aucun changement notable dans les premiers siècles du christianisme.

Les plus anciens manuscrits connus de l'Ancien

Testament sont conservés dans la Bibliothèque impériale de Saint-Pétersbourg*.

SECTION III

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