CHAPITRE
ce droit; ils sont moins nombreux que les professeurs ecclésiastiques, mais ils ne leur cèdent point en renommée.
Les principaux ordres monastiques eurent aussi leurs écoles où des religieux, qui avaient pris leurs grades dans les universités, enseignaient la théologie et le droit canonique. Ils formèrent ainsi, dans Tintérieur des cloîtres, de nombreux canonistes qui ne semblent pas avoir jamais étudié ailleurs. Ce sont les Dominicains et les Frères-Mineurs ou Franciscains qui fournissent le plus de noms; les Bénédictins n'ont jamais montré beaucoup de zèle pour ces études.
Du reste, que le professeur fût clerc, laïque ou religieux , qu'il enseignât à Bologne ou à Paris , dans un Studium générale ou dans une école épiscopale ou abbatiale, il expliquait partout les mêmes textes, d*après le même plan, dans la même langue, avec les mêmes procédés de raisonnement et de déduction. Les universités et les écoles échangeaient fréquemment leurs professeurs ; les mêmes docteurs enseignaient successivement dans trois> quatre, cinq et même six universités; on ne se préoccupait point de leur nationalité, mais uniquement de leur savoir et de leur renommée- Ces communications incessantes entre les grands centres d'études et Tunité de méthode expliquent la remarquable uniformité de renseignement à cette brillante époque de Thistoire littéraire.
Les écrits des canonistes depuis la création des universités jusqu'au concile de Trente.
SECTION I