Quellenzur Bayer, Gesch., VII
J. Formules inédites d'upris un ms. (le 5. Gall, 1853.
4. DumndeVj Das Formelbuch Sfîiomoii iilj 1857, — Rockinger, Qp, cil. V[l, 189-259,
d'une manière sensible que dans la dernière partie du xn* siècle, lorsque TÉglise adopta la procédure romaine pour les contestations du for extérieur. A partir de cette époque, on trouve de nombreux traités dont les auteurs prennent pour modèle les écrits où les romanistes de l'École de Bologne exposaient les règles pratiques à suivre dans les dififérentes phases d'une instance judiciaire. Les traités des légistes étaient communément appelés Ordines judiciorum ou Ordines judiciarii\ Les plus anciens sont :
— Le prétendu Ulpianus de edendo, publié, en 1838, par Hànel sous le titre de Incerti auctoris ordo jvdiciarius, et composé peut-être, vers 1160, par le jurisconsulte anglais Vacarius;
— La célèbre Summa de judiciis de Bulgarus (t 1156), publiée, en 1841, par Wunderlich*; — VOrdo de Pillius, publié Tannée suivante par Bergmann'; Tancrède s'en est servi pour la rédaction de son Ordo judiciarius dont on parlera plus loin.
Les canonistes suivirent l'exemple des légistes et ils firent, comme eux, des Ordines judicior^um ou judiciarii, où ils tracèrent les règles de la procédure ecclésiastique qui dérivait, en grande partie, de la procédure civile ou romaine, mais réagissait aussi sur cette procédure. Pillius et les autres Legisiœ citent
1. Le terme ordo judiciarius fut employé de préférence par les canonistes, à rimilation de Gratien (G. II, Q. I). Saint Augustin donne à cç terme un sens analogue dans un passage du De pœnitentia que citent plusieurs anciennes décrétales reproduites par Gratien après Ives de Gliartres {Panor-
tnia, IV, ch. 113, lli).