CHAPITRE II
pléter les travaux antérieurs et particulièrement le livre de Tancrède auquel il renvoie très fréciuemment. Ses additions sont claires, précises et bien écrites; les conseils qu'il adresse aux juges et aux parties^ très judicieux. Il répond aux besoins de la pratique en donnant un grand nombre de formules d'actes de procédure, et même des modèles de plaidoiries pour les avocats.
Toutes les nations étaient représentées à TÈcole de Bologne; elles fournissent toutes au xiii° siècle un Ordo judiciarms. Vers le milieu de ce siècle, l'Espagnol ou Portugais Jean de Dieu, docteur eu décrets, composa un Libellus judicum que mentionnent G. Durand et J. André, et que de nombreux manuscrits nous ont conservé. L'auteur dédia son livre à ses élèves m uiroque jure; pour faciliter aux canonistes la vérification des citations de droit romain, il cite les livres et les titres du droit de Justinien par leur numéro d'ordre *.
Peu d'années après, vers 1260, un autre professeur de Bologne déjà nommé, Egidius de Fuscarariis % composait encore un Ordo judiciamus cité par G. Durand et Jean André, mentionné dans les catalogues des anciens stationnaires ou libraires et conservé dans de nombreux manuscrits'. Gomme Jean de Dieu, il abandonne l'ordre traditionnel pour tracer un plan mal ordonné qu'il ne suit môme pas exacte nient ^ On ne peut s'expliquer la vogue de ce traité que par le