‹ Histoire des sources du droit canoniqueChapitre 260 sur 323 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

ofiFre la plus grande analogie avec le traité précédent^ qu'il ne fait guère qu'abréger, et aussi avec un autre Ordo judicii faussement attribué à Bartole*.

Le troisième écrit anonyme que cite Jean André : — Cantentio adoris et rei, est un traité des exceptions qui ne rentre pas dans notre sujet*; mais le quatrième, connu des praticiens sous le nom de Parvus ordinarius, et commençant par les mots Quia decisio causarum, est un abrégé de la procédure canonique fait au temps de Grégoire X (1271-76) ^

Le plus remarquable abrégé du même genre ^ que Jean André ne nomme pas, est la. Summa de ordine et processii judicii spiritualis, commençant par les mots Antequam dicatur de processu judicii, notandum quid sit judicium. Cette Summa, faussement attribuée à Jean André, a eu une vogue et une influence qu'elle méritait *. L'auteur n'avait pas voulu écrire pour les savants, mais bien plutôt pour les ignorants : — ad utilitaiem mediocrium. Aussi il avait employé les termes les plus aisés à comprendre, et il n'avait point cité les textes qui auraient été « une nourriture trop forte » pour ceux à qui il s'adressait. La première rédaction est antérieure à 1213 ou 1220, car Fauteur ne se sert que des quatre anciennes compilations de décrélales. Les mentions de lieux qui se trouvent dans les formules se rapportent pour le plus grand nombre à l'Allemagne, et pour quelques-uns seulement

i. Bethraann-Hollvveg, VI, U2.

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