Ibid., 615. I
Les principaux canonistes des trois derniers siècles.
Au xvi*' siècle, le droit canonique entre dans une période nouvelle que signalent des faits considérables. Le concile de Trente, la Réforme et les controverses théologiques qu'elle suscite, les développements si rapides de Timprimerie, le déclin du régime féodal, la renaissance littéraire, les progrès des sciences historiques, tous les grands événements qui ont fait les temps modernes devaient avoir une action plus ou moins marquée sur le droit ecclésiastique, comme ils Tout eue un peu plus tôt sur le droit romain en préparant la grande école historique dont Cujas est le plus éminent représentant.
Désormais, on opposera le droit nouveau au droit ancien^ dénomination plausible en raison des réformes disciplinaires du concile de Trente, mais dont il ne faut pas exagérer la portée, au point de vue historique, puisque les autres sources du droit restent les mêmes que dans la période précédente et que les nouvelles constitutions pontificales traitent rarement des questions de droit canonique, dans Tacception propre du mot. Toutefois, les canonistes, pas plus que les romanistes, ne peuvent rester en dehors du mouvement général qui entraîne tous les esprits cultivés dans des voies inexplorées jusqu'alors; ils commen-