‹ Histoire des sources du droit canoniqueChapitre 308 sur 323 · Schulte, m · texte numérisé non relu

Schulte, m

* Phillips {Georges), neveu du précédent, né à Elbing, professeur, mort en 1876. — Dus Regalienrecht in Frankreich, Halle, 1873.

PiTHOU (Pierre) f né en 1S39, à Troyes, avocat au Parlement de Paris, fut nommé, par Henri IV, procureur général au Parlement de Paris, mourut, en 1596, à Nogent-sur-Seine, où il s'était retiré pendant une épidémie. — Corpus juris canonici. Par., 1685, 2 vol. in-f°, œuvre posthume dont on a parlé plus haut. — Les libériez de l'Église gallicane, Par., 1594, in-4\ Cette petite compilation, sans valeur scientifique, rédigée par un ancien calviniste, dont l'abjuration avait suivi de bien près la Saint-Barthélémy, est empruntée, en grande partie, aux traités de G. Coquille sur les libertés de l'Église de France. On ne s'expliquerait point la vogue dont elle a joui dans les deux derniers siècles si l'on ne songeait qu'elle servait à la fois les rancunes des jansénistes et les visées césariennes des avocats de la monarchie absolue. Au xvii® siècle, la féodalité était vaincue ; la royauté voulait avoir raison de l'Église et briser toute résistance religieuse, — catholique ou protestante ; — elle ne se préoccupait point du tiers état, qui devait la supprimer et disparaître à son tour*.

Pôle [Beginald), né dans le comté de Stafford (Angleterre), en 1500, du duc Richard de SuflFolk et de Marguerite de Salisbury, proscrit par Henri VIII, cardinal en 1536, l'un des cardinaux présidant le concile de Trente dans la première période de ce concile, ar-

1. iNiceron, V, 41. — Taisand, 1 iMaassen, I, XXXVI. 439 et 726. — Terrasson, 473. — 1

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chevêque de Ganlorbéry, mort à Londres en 1358, auteur de plusieurs ouvrages importants contre la Réforme en Angleterre.

PORTALis {Jean-Étienne-Marie), né en Provence en 1746, député au Conseil des Anciens, conseiller d'État, directeur des affaires ecclésiastiques en 1 801 , ministre des cultes en 1804, mort en 1807. — Discours, rapports et travaux inédits sur le Concordat de 1801. Paris, 1801. — Ce volume est très important pour l'histoire de notre droit civil ecclésiastique au commencement de ce siècle \

Pradt {Dominique- Du four de), né à AUanches (Auvergne) en 1759, évêque de Poitiers, archevêque de Malines, résigna son archevêché en 1816, fut nommé député en 1827, donna sa démission en 1828 et mourut en 1837. — Les Quatre Concordats, Paris, 1818, 3 vol.

QvESNEL {Pasquier), né à Paris en 1634, entra dans la congrégation de l'Oratoire et fut le premier directeur de la Maison de Paris. Obligé de quitter la France pour cause de jansénisme, il se retira à Bruxelles, puis en Hollande, et devint le chef du jansénisme après la mort d'Arnaud (1694). Ses écrits théologiques furent condamnés par la bulle Unigenitus du 8 septembre 1713; il mourut à Amsterdam en 1719. Ses dissertations sur les anciennes collections de canons, données à la suite d'une édition des œuvres de saint Léon, ont été annotées par les frères Ballerini et réimprimées par Galland, p. 287 et suiv^

1. Suvigny, Beruf unserer Zeit, 1 2 Maassen, I, p. I. p. 61-78. — Rodière, p. 406. |

QuiNTiN (Jean), né à Autun, chevalier de Malte, professeur de droit canonique à Paris en 1536, orateur du clergé aux États d'Orléans de 1560, mort à Paris en 1561, a écrit des traités sur les matières bénéficiales, une traduction et commentaire des canons des Apôtres et des canons du concile de Gangres. Doujat lui attribue une traduction du Syntagma canomim de Blastarès conservée à la Bibliothèque du Roi *.

Rebuffe {Pierre}^ né à Montpellier en 1487, professeur dans cette ville, puis à Toulouse, Poitiers, Bourges et Paris, mort en 1557. — Praxis beneficiorum, Venet., 1554, in-4°. — Tractatus concordatorum qus inter,,. Lconem X ac Regem Francorum sunt édita ^ Par., 1530, in-4^ — Opéra omma, Lugd., 1586, 5 vol. in-P. \

Reiffenstuel (Anaclet)^ né en 1641 à Tegernsee, entra dans l'Ordre des Franciscains , fut lecteur de théologie et de droit canonique dans la Maison de son Ordre à Freising (Bavière), puis au séminaire épiscopal de cette ville, où il mourut en 1703. L'œuvre la plus importante de ce théologien et canoniste très renommé est le Jus canonicum universum^ publié à Freising, en 1700, 6 vol. in-f". On en compte une douzaine d'éditions. Un abrégé en 3 vol. in-12 a été imprimé à Paris en 1853. Ce vaste traité, rédigé surtout à l'aide des écrits du cardinal d'Ostie, de G. Durand et des commentateurs du xv^ siècle, suit les grandes divisions des décrétales ^

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