‹ Histoire des sources du droit canoniqueChapitre 51 sur 323 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

n'offre pas, à beaucoup près, d'aussi riches développements. C'est une série de prescriptions rédigées sous une forme brève et impérative, et présentées comme des ordres des Apôtres, transmis par sainte Clément leur disciple. Ce recueil a été composé vraisemblablement en Syrie ; Topinion commune lui assigne pour date le vi-sièûje ou le commencement du vi°.C ette conjecture paraît fondée pour le deuxième état de cette collection qui ne comprenait primitivement que cinquante canons, et fut grossie plus tard de trente-cinq autres canons. Mais plusieurs articles de la première partie, qu'on croyait empruntés aux conciles du iv* siècle, ont probablement servi pour la rédaction des décisions de ces conciles, notamment de ceux de Nicée et d'Antioche. Les cinquante premiers canons seraient donc beaucoup plus anciens que les trente-cinq derniers : il est reconnu, du reste, qu'une partie des prescriptions contenues dans ces premiers canons remonte au temps des Apôtres.

Le concile de Constantinople de Tan 692 déclara que les quatre-vingt-cinq canons étaient tous d'origine apostolique. On les rejetait en Occident*; cependant Denys le Petit traduisit les cinquante premiers canons que comprenait la collection primitive, et il les fit entrer dans le célèbre recueil qui porte son nom% en déclarant qu'ils n'étaient pas généralement acceptés, bien que des papes y eussent vraisemblablement fait des emprunts '. A la fin du vi* siècle, Grégoire de

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