CONCILES DE GAULE ET FRANCE
Les conciles les plus fréquemment cités au moyen âge sont ceux d'Aries J31i), Valence (374), Riez — Rejense (439), Orange — Arausicanum (441), Vaison — Vasionense ou Vaseuse (442), Tours (461), Agde — Agaihmse (506), Orléans (511, 533, 538, 541, 549), le Concilium Epaonense (517) que les uns placent à
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Bonne, en Savoie, d'autres à Ponas (Isère), d'autres enfm à Epône (Seine-et-Oise) ; les conciles de Paris, de ks7 et 614, Lyon (567), Auxerre (370), Mâcon (581), Reims (v. 630), Autun (670), Verberie — Vermeriense (752), Vernon (755), Gompiègne (756), Aixla-Chapelle (816, 836), sixième de Paris (829), Beauvais et Meaux (845), deuxième de Soissons (853), troisième de Valence (855), Quierzy-sur-Oise — Carisiacense (857), Troyes (878).
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Éditions des Conciles.
Le texte des conciles n'a jamais été publié dans un recueil officiellement approuvé par TÉglise, et il n'en existe pas une édition complète. Pour les premiers siècles, Tédition de Bruns est fort commode \ mais elle ne va pas au-delà du vu*' siècle. A partir de cette époque, on est obligé de recourir à de vastes publications très souvent insuffisantes.
Les anciennes collections de Merlin (1324-1535), de Grabbe (1538), de Surius (1567), de Binius (1606), qui contiennent des conciles généraux, des conciles provinciaux et même des conciles particuliers, sont aujourd'hui hors d'usage, de même que celle qui fut donnée à Rome par le P. Sirmond (1608-1612), en quatre volumes in-folio. L'édition dite du Louvre, entreprise sur les ordres et d'après le plan du cardinal de Richeheu, a suivi l'édition de Binius, en la corrigeant et complétant. Elle contient, en outre, les con- <îiles nationaux de France, publiés par le P. Sirmond, et les anciens conciles d'Angleterre. On a reproché aux éditeurs d'avoir reproduit les fautes que le P. Sirmond avait commises et qu'il avait corrigées dans -un Errata. L'exécution matérielle de cet ouvrage le
i.hvuns, Canones Apostol. et conciL Sec, IV-Vly Berol., 1839, 2 vol.
place, du reste, au rang des plus belles publications des derniers siècles *.
L'édition commencée par le P. Labbe et continuée, après sa mort, par le P. Cossart, est d'une impression beaucoup plus compacte et moins soignée que l'édition du Louvre , mais elle contient un grand nombre de pièces nouvelles *. Baluze avait entrepris de corriger et compléter cette édition ; il n'a publié que le tome premier de ce Supplément qui devait former quatre volumes*. L'édition de Labbe, avec son supplément, est celle que les savants français citent de préférence à toute autre.
En 1685, le clergé de France chargea le P. Hardouin de préparer une nouvelle collection des conciles. Cette édition fut imprimée avec beaucoup de soin au Louvre *. Les théories de l'auteur sur la critique des textes pouvaient inspirer de légitimes inquiétudes : elles servirent de prétexte aux passions religieuses pour faire interdire par le Parlement la vente de l'ouvrage. Cette interdiction fut levée sous l'injonction au libraire de joindre à la collection une sorte de supplément contenant les additions et corrections des censeurs. On doit reconnaître aujourd'hui que si le P. Hardouin s'est laissé entraîner à des suppressions
1. Conciliorum omnium gen. et provincialium Collectio regia. Paris, 16U, 37 vol. in-fo (s'arrête à 1560).
— God. Hennant en a donné une table sous le titre de Clavis eccl. discipL, Paris, 1693.
2. Sacrosancta Concilia... studio Ph. Labbeiet G. Cossartii, Par., 1671, 17 vol. in-f«.