CHAPITRE III
regrettables, il a souvent proposé de bonnes corrections et donné des pièces importantes qui avaient été omises par ses prédécesseurs. Un historien du droit français, qui avait étudié le droit canonique, M. Ch. Giraud, a déclaré qu'il ne partageait point les préjugés jansénistes contre cette édition : « Elle est, » dit-il, « plus belle, plus complète et plus correcte « qu'aucune autre *. »
Les éditions de Labbe , Baluze , et Hardouin furent réunies et fondues dans une édition donnée à Venise, par Nie. Goleti^ et complétée par Mansi^ Cet archevêque de Lucques entreprit, dans les dernières années de sa vie, une nouvelle collection beaucoup plus complète que les précédentes. Il ne put la conduire que jusqu'au quinzième volume; ses collaborateurs continuèrent son œuvre , mais ils s'arrêtèrent au tome XXXI, qui ne va que jusqu'à la seconde moitié du xv° siècle, et la collection est restée inachevée*. On n'a donc point de tables pour ce vaste recueil qui en réclamerait plus qu'aucun autre. C'est néanmoins l'édition dont on se sert habituellement en Allemagne, bien qu'elle soit moins correcte que celle du P. Hardouin. Une librairie française a projeté de la reproduire, page pour page, par les procédés de report sur