CHAPITRE III
s'appuyant sur des canons du concile d'Antioche de 341. Le pape aurait voulu seulement dire, selon 0^*= ^tv ^ri-^. Maassen, qu'en pareille matière Rome ne suivait que les décisions du concile de yiçée et celles du concile de S ardique qu'il invoque dans la même lettre *. I II est très probable que les premiers recueils de . L . R . canons connus en Occident ne contenaient que ces deux conciles. l Mais, dans la première moitié du v"" siècle, on reçut en Italie une collection grecque comprenant les conciles de^icée , d'Ancyre , de Néocésarée et de Gangres^ Les canons d'Antioche, Laodicée et Gonstantinople ne furent tr adui ts et joints aux précédents qu'un, peu plus tard , dans la seconde partie du môme siècle, d'après une nouvelle collection grecque. Entre 1q concile de Gangres et celui d'Antioche, on ititexcaJa les canons du concile de Sardique, très probablement dans leur texte latin original. Cette version, ainsi complétée, fut appelée communément Isidorianaon Hisp ana , parce qu'elle est entrée dans une ancienne collection espagnole attribuée à Isidore de Séville\
§ 2. — Vltala ou Prisca.
Une autre version, publiée par Ji^ajel d'après des manuscrits défectueux * et réimprimée plus correctement par les frères Baljerini % a été appelée Itala ou encore Prisca , parce qu'on a cru y voir la prisca iranslatio inexacte et confuse que Denys le Petit mentionne dans la préface du recueil dont on va bientôt
lkf5